l'Université
L'UNIVERSITE-SOUTIEN DES COMMUNISTES
 

L’université
paris Sud
a décidé de fermer ses portes
durant quinze jours
faute de moyens
insuffisants de fonctionnement



les priorités budgétaires du gouvernement pour 2003 vont principalement à la défense et au tout sécuritaire, au détriment de l’éducation.


Les élus communistes considèrent
que la formation
et particulièrement l’enseignement supérieur
constitue un enjeu
déterminant
pour l’avenir.
Ils sont et seront aux cotés de cette communauté pour exiger les moyens




CHOISISSEZ
LE PERSONNAGE
PREFERE


MIROIRS
L'AUTRE REGARD




webessonne
un site pour vous aider pour votre scolarité



pour contacter
le Parti Communiste























































 
CONTRE LE DESENGAGEMENT PUBLIC
Enseignement supérieur et recherche

Démocratiser, promouvoir, coopérer
Les réformes engagées au galop par le gouvernement Raffarin - Chirac ont toutes pour point commun d’inscrire durablement dans le paysage national et européen la logique de mise en concurrence tous azimuts, la logique de l’immédiat rentable, la logique du désengagement financier public et le champ laissé libre à tous les vents de la mondialisation libérale.
C’est une vaste entreprise de démolition systématique des droits sociaux, une profonde régression sociale, culturelle et intellectuelle s’accompagnant d’un autoritarisme grandissant et inquiétant.

Faire face aux besoins de développement humains et de coopérations européennes et mondiales
Les besoins du développement humain, la nécessité de fortes anticipations pour permettre le renouvellement du patrimoine planétaire, posent à l’enseignement supérieur des défis qui appellent de profondes réformes : au plan des méthodes de création, de diffusion et d’appropriation collective et individuelle des connaissances, des savoirs et savoir-faire, au plan des missions des établissements d’enseignement supérieur, au plan de leur gestion quotidienne et prospective.

Ces mêmes défis sont confrontés à l’échelle planétaire à une logique dominante visant la réduction de toute activité humaine, de toute ressource naturelle à une marchandise s’échangeant dans le cadre d’un marché lui-même dominé, contrôlé par la recherche boulimique « du profit sans produire ».

La construction d’un espace européen de la recherche et de l’enseignement supérieur est à l’ordre du jour : formidable occasion de développer des coopérations inédites entre lieux de formation, laboratoires de recherche, entreprises innovantes, collectivités territoriales ; formidable occasion de développer des réseaux associant aux projets les plus divers, citoyennes et citoyens, syndicalistes, décideurs économiques et politiques, chercheurs et spécialistes de divers champs de savoir et de compétences...
Ce qui est là en germe ne pourra s’accomplir, si se maintiennent les dogmes qui font de l’être humain un appendice d’appétits financiers toujours plus âpres. Pour s’accomplir et accomplir, cette construction a besoin de nourrir et d’être nourrie par une vision de civilisation , une conception de l’universalité .

Les propositions des communistes
Les propositions des communistes s’inspirent de trois principes visant à contribuer à échafauder avec toutes celles et ceux qu’inquiètent légitimement les orientations actuelles, de véritables alternatives.
Il est clair que l’on ne trouvera pas ici de propositions achevées mais au mieux un balisage.
Il s’agit d’une construction , d’un vaste chantier : la première exigence doit donc être la possibilité d’un débat national sans tabous ni balisage a priori ; c’est un fait d’expérience que les gouvernements quelle qu’ait été leur composition politique rechignent à fonder leurs décisions sur ce bouillonnement d’idées ; nous pensons qu’il est nécessaire de rompre avec cette habitude, consistant à obtenir un blanc-seing populaire périodisé, après quoi les citoyennes et citoyens sont priés et maintenant sommés de ne pas intervenir.

Les communistes sont bien décidés à faire ce qui leur revient pour que ce débat se développe avec toute l’ampleur nécessaire ; ce qui suit ne vise qu’à répondre à une première urgence.
Oui, nous considérons que la démocratisation profonde de l’accès et de la poursuite d’études supérieures reste largement à accomplir ; que ceci implique l’accueil et la réussite d’un nombre beaucoup plus important de jeunes ; qu’il est nécessaire pour ce faire de mobiliser entreprises et collectivités territoriales.

Ceci suppose des moyens budgétaires amples, des institutions nouvelles, un élargissement des missions des lieux pluralistes d’évaluation, d’élaboration des formations supérieures. Oui, nous considérons que le tissu des formations supérieures doit jouer un rôle fondamental dans l’acquisition par le corps social dans son ensemble, et la jeunesse en particulier, des qualifications, des savoirs et savoir-faire, des représentations sans lesquels il n’est qu’une citoyenneté rabougrie.
Ceci suppose un très profond renouvellement des méthodes d’apprentissage, une participation beaucoup plus importante des étudiants et des adultes à la définition de leur parcours, un lien beaucoup plus grand avec les lieux de travail, avec l’activité professionnelle.

Oui, nous considérons qu’il convient de stimuler par tous les moyens des coopérations fondées sur l’égalité des partenaires, le respect de leurs engagements réciproques ; qu’il convient de poursuivre cette démarche à la fois au plan de l’Union Européenne et en relation étroite avec les besoins des pays du Sud. A nos yeux, seule l’extension de la logique de service public peut permettre à ces coopérations de prendre leur pleine dimension.
L’organisation d’un débat national sur l’avenir de l’enseignement supérieur est un impératif : ce débat doit être mené avec toutes les composantes de la collectivité nationale : tous et toutes doivent pouvoir contribuer ; ce débat devrait jeter les fondations d’une politique alternative.

Licence-Mastère-Doctorat
Les communistes ne contestent nullement l’utilité d’un référentiel européen des diplômes et ce qui est appelé LMD peut en servir de trame ; ils ne mettent évidemment pas en cause le travail déjà accompli par de nombreux universitaires, souvent responsables de filières, d’UFR, ou d’Etablissements.

Néanmoins force est de considérer que ni la méthode adoptée par le gouvernement, ni les termes mêmes dans lesquels la réforme était supposée voir le jour, ne sont de nature à permettre de l’asseoir sur des considérants explicites communs à tous : étudiant(e)s, universitaires, citoyen(ne)s : on peut se demander quelle légitimité une réforme qui se veut de grande ampleur peut-elle tirer de conditions qui engendrent des interprétations diverses, voire contradictoires et qui, finalement, laisse le champ absolument libre aux experts désignés par le Ministre qui ne manquera pas de leur expliquer en petit comité dans quel esprit les décisions de validation des nouveaux cursus devront être prises ; on est bien loin d’une conception ouverte et sans arrière-pensées de l’autonomie ; une réforme qui se veut de grande ampleur et poursuivant des objectifs démocratiques ne peut se faire dans le chaos et le désordre intellectuel.

Assurer un contenu conforme aux aspirations de la jeunesse et aux exigences d’élévation de la maîtrise des savoirs par le plus grand nombre suppose à tout le moins un accompagnement par des Rapports d’étapes critiques menés sous l’égide du CNESER qui doit retrouver tout son rôle.

Une réforme de cette nature, qui bouleverse complètement les données antérieures doit s’accompagner des mesures transitoires indispensables définissant les garanties pour les étudiant(e)s en cours de formation que leurs acquis seront validés ; on ne saurait non plus sous prétexte d’harmonisation européenne - qui reste très largement à construire - faire voler en éclats le cadre national des diplômes : un Référentiel National et Européen doit donc être construit.

Promouvoir:
¨ Les formations doivent pouvoir combiner, à chaque étape des parcours, dimension professionnelle et acquisitions d’outils, de méthodes et de terrains d’investigation nouveaux. Chaque étudiant(e) doit être garanti que son parcours sera validé de façon effective en lui ouvrant des possibilités réelles d’embauche ; les entreprises, les services publics doivent donc être constamment sollicités.
¨ Leur participation, à la fois aux instances des Etablissements et au contenu des formations supérieures, suppose en retour une effective contribution à une dynamique d’emploi qualifié ; l’évaluation nationale des Etablissements doit prendre en compte cette dimension.
¨ Le Parlement doit être annuellement saisi d’un Rapport public prospectif, critique et indépendant sur la relation « formation - qualification - emploi ».

Coopérer:
¨ Une carte européenne des formations et diplômes doit être créée et mise à jour en permanence, aisément accessible à tous : cette carte doit mentionner les validations, les passerelles possibles ; elle doit être un outil de coopération avec les pays de l’hémisphère sud ;
¨ Des laboratoires nouveaux articulant recherche industrielle et fondamentale doivent faire l’objet de créations nouvelles en réseau sur l’ensemble du territoire de l’U. E ; tout établissement universitaire, quelle que soit sa taille, doit avoir la possibilité d’une association à ce réseau.
¨ La France présentant un des taux d’investissement industriel en Recherche et Développement les plus faibles, les organismes privés doivent être conduit à investir dans la recherche public par des mesures incitatives voire coercitives.

Parti communiste français, un parti libre pour construire un monde juste
Le Parti communiste français est un collectif militant. Ensemble, organisé-e-s, nous sommes plus fort-e-s pour faire face à la droite et à l’extrême droite, pour construire une alternative crédible de société, pour changer la politique.
Notre militantisme est riche, solidaire, démocratique. Rejoignez-le !



[menu précédent]



Afin d'améliorer ce site votez au Weborama en cliquant ici. Merci !