retraite, la position du PCF
Tous Solidaires pour nos retraites
Notre système des retraites est une avancée de civilisation
En sécurisant les revenus à la fin de la vie, la retraite par répartition permet aux salariés, et à tous les travailleurs, d’inscrire leurs projets de vie sur des horizons de long terme. Aussi garantit-elle les liens de solidarités qui unissent les individus, les groupes, les générations.

Faux-semblants et vrais mauvais coups
La question des retraites mérite une confrontation nationale très large sur le diagnostic et les différentes options en présence.
Le Premier Ministre prétend agir pour « la préservation des retraites » et « la sauvegarde du régime par répartition ». Mais, c’est toute sa politique économique et sociale qui mine à la base la retraite par répartition : il facilite les licenciements, remet en cause les 35 heures et allége les charges sociales des employeurs en tirant tous les salaires vers le bas, réduire les dépenses publiques et sociales, etc.
De quelle «liberté de choix » pour «celles et ceux qui souhaitent prolonger leur activité » parle-t-il ?
Il s’agit en fait d’inciter les salariés à allonger la durée de leur activité alors même que le chômage, y compris celui des jeunes, demeure encore massif. Il ouvre la voie à l'allongement «volontaire» de la durée des cotisations pour des actifs menacés de pauvreté lors de leur passage à la retraite.
Au nom d’une «plus grande équité entre les Français», ce sont les salariés des régimes spéciaux et les fonctionnaires qui sont visés.
Le gouvernement Raffarin cherche à diviser les salariés dans l’objectif de dégrader les droits à la retraite dans le secteur et les services publics à l’instar du secteur privé et à légitimer la réduction des effectifs des fonctionnaires vus comme un coût en terme de salaires et de pensions. En outre, il prépare l’opinion à une relance massive des privatisations.
Que veut dire « Chacun doit avoir la possibilité de compléter sa pension grâce à une incitation fiscale par un revenu d’épargne » ?
Le ministre du Budget lâche le morceau : « S'il y avait des fonds de pension en France, la Bourse se porterait mieux ». Voilà donc l’objectif du gouvernement Raffarin : accroître la liquidité et la surface de la place boursière de Paris contre l’emploi, les salaires, l’économie et la société.
Des exemples tous frais : Enron, WorldCom, démontrent assez qu’un fonds de pension ne garantit pas nécessairement un complément de retraite. Il peut même détruire, en un laps de temps très court, l’épargne de toute une vie.

Propositions du Parti communiste français sur l’avenir des retraites à débattre pour construire une alternative de progrès
1 - Des propositions immédiates pour juguler la pauvreté des retraité(e)s, la perte du pouvoir d’achat des retraites et l’usure dans le travail des salarié(e)s âgé(e)s
La situation de nos aîné(e)s est très grave. Le montant moyen d’une pension pour une carrière complète est de 7800 F, selon le rapport du Conseil d’orientation des Retraites. Trois millions de personnes (surtout des femmes) perçoivent une pension en deçà du minimum vieillesse. Selon la même source, le pouvoir d’achat des pensions a nettement baissé au cours de la décennie 90.

Huit propositions sont à mettre en œuvre dans l’immédiat :
1 - Assurer un taux de remplacement minimal de 75 % jusqu’à un certain niveau des salaires. A législation inchangée (poursuite des mesures Veil - Balladur), le taux de remplacement pour les salariés non cadres du secteur privé ayant une carrière complète - qui se situe actuellement entre 78 % et 84 % selon les profils de carrière - passera à 67 % et 68 % en 2040.
Pour l’ensemble des salariés du privé (cadres et non cadres), le taux de remplacement baissera de 9 à 17 points en 2040. C’est dire les cassures brutales des niveaux de vie pour les salariés dès leur passage à la retraite ;

2 - Revenir aux 37,5 annuités pour l’ouverture du droit à la retraite à taux plein dans le privé et non l’inverse ;

3 - Maintenir le droit à la retraite à 60 ans ;

4 - Réévaluer le pouvoir d’achat des retraites et pensions ;

5 - Ouvrir le droit à la retraite pleine et entière pour les salariés qui ont déjà cotisé 160 trimestres ;

6 - Faire respecter d'urgence par le patronat, sans condition, ses engagements de financement des retraites complémentaires (AGFF) jusqu’à mise en oeuvre d’une réforme globale ;

7 - Moduler toutes les cotisations patronales. Le taux de cotisation sera fixé en fonction d’un paramètre efficace : par exemple, le poids des salaires dans la valeur ajoutée globale ( valeur ajoutée + produits financiers ;

8 - Cette modulation s’accompagnerait d’une mise à contribution des revenus financiers des entreprises au financement de la sécurité sociale.

2 . Des réformes structurelles pour le progrès de civilisation
1 - Changer le contenu de la croissance en emplois, en formations, en qualifications, en salaires, en innovations et en financements hors marchés financiers.
2 - Sécuriser les parcours des âges des individus avec la mise en place d’un système de sécurité d’emploi, de formation et des revenus tout au long de la vie.

3 - Débattre sur la nécessité de décloisonner les cycles de vie et développer des passages, librement choisis par les individus, entre formation et activité, entre activité et congé sabbatique, entre retraite et contribution volontaire, socialement reconnue, à la transmission des savoirs, des savoir-faire et à la construction de solidarités sociales et citoyennes ;

4 - Répondre au désir des couples d’élever des enfants en améliorant - par des politiques durables - la prise en charge de l’enfance ;
5 - Changer, dans les entreprises, le type de gestion actuel de l’emploi qui dévalorise les salariés âgés et les exclut du marché du travail.

Retraite-Accueil-Plan

Haut de la page-[menu précédent]