Sophie de La Rochefoucauld, actrice francaise

ACTRICE ET CITOYENNE

Sophie de La Rochefoucauld est une actrice francaise, fille du réalisateur Jean-Dominique de La Rochefoucauld et de Michelle Prodroznik, productrice, née le 11 octobre 1965.
Issue d'une grande famille de France, Sophie de La Rochefoucauld n'a jamais caché ses origines. Alors que certains s'escriment à gommer toute branche «honteuse», la belle comédienne revendique son nom.
Née dans le milieu du cinéma (son père notamment était l'ancien scénariste de Roberto Rossellini), elle débute en 1983 dans le rôle d'Anne d'Autriche dans Richelieu ou La journée des dupes, aux côtés de Patrick Raynal et de Didier Sandre. Marion Sarrault l'engage en 1987 pour le feuilleton "Le Gerfaut". Elle joue depuis dans de nombreux téléfilms, notamment en 2000 avec le rôle titre dans Mary Lester, en 2005 dans Les Rois maudits, puis en 2006 dans "Retrouver Sara", pour lequel elle reçoit le prix d'interprétation féminine au festival du film de Luchon.
Héroïne de nombreux téléfilms et séries, on se souvient de "Mary Lester" mais aussi de "La garde-barrière et le président". La comédienne enchaîne les tournages : "Les filles du maître de chai" avec Frédéric Deban, "Les Semailles et les moissons" avec Bernard Yerlès...
Elle connaît aussi bien l'univers des sagas d'été. On l'a vue en 2000 dans "Tramontane" avec Alexandra Vandernoot et Georges Corraface... En 2001 dans "Méditerranée" avec Ingrid Chauvin, Charlotte Kady, Philippe Caroit... En 2002 dans "Garonne" avec Laure Marsac, Jean-Claude Adelin, Bruno Wolkowitch... Femme flic sur France 2 dans la série "Groupe Flag", elle fait équipe avec Patrick Fierry et Arnaud Binard...
En 2006, elle obtient le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans le téléfilm "Retrouver Sara".

Sophie de La Rochefoucauld est engagée politiquement à gauche. Elle s'est impliquée dans la lutte contre la réforme du statut d'intermittent du spectacle.
Elle a notamment publié plusieurs tribunes dans L'Humanité
En 2004, elle se présente sur la liste Gauche populaire et citoyenne pour les élections régionales en Île-de-France, aux côtés de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et de Claire Villiers, fondatrice d'AC!.
En 2007, elle soutient la candidature de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle en rejoignant son conseil de campagne.

Comédienne citoyenne, elle n'hésite pas à s'engager à contre courant de l'idéologie dominante, pour la justice et les droits de l'homme.
Cet engagement est pour elle un tout. Dans l'Humanité du 30 octobre 2003 elle indiquait " Depuis des années que j’exerce ce métier, je ressens toujours la même angoisse quand je rentre sur une scène de théâtre ou sur un plateau de télévision.
À tel point que je ne souhaiterais qu’une seule chose à ce moment-là, c’est d’être ailleurs. Jusqu’à ce que la journée de tournage ou la représentation s’achève et là je ne désire qu’une chose : recommencer.
Oui, cela peut paraître paradoxal mais c’est toute la complexité de ce métier. L’écriture à si petite échelle que cela soit me fait exactement le même effet.
On joue pour les autres : on écrit pour les autres.
Ce sont deux métiers en relation totale avec le monde extérieur.
Si je ne me nourris pas de ce qui se passe autour de moi, si je ne deviens pas une éponge, absorbant le maximum d’informations, je ne pourrai donner vie à tous ces personnages que l’on me demande d’incarner. Ils sont un mélange entre la réalité, mon imaginaire et ma personnalité.".

Une chroniqueuse engagée
L'actrice Sophie de la Rochefoucauld a participé à l'émission les Maternelles, présentée par Maïtena Biraben et diffusée tous les jours à 8 h 50.
Entre deux tournages, la Claire Lagache de la série Group Flag y a concocte un billet d'humeur pour parler des causes qui lui semblent " importantes et justes ".
Dernière en date, une chronique de quelques minutes sur l'avortement dans des pays comme le Portugal et la Pologne, " qui font partie de l'Union européenne et où les femmes sont passibles de trois ans de prison pour s'être fait avorter ", s'indigne-t-elle.
Ses talents de chroniqueuse ont été remarqués, grâce au journal l'Humanité dont elle fut l'invitée de la semaine. Et ses chroniques ne sont pas passées inaperçues aux yeux de la productrice des Maternelles, Dominique Clément, qui a été intéressée par la verve de Sophie.

Quelques semaines après, elle lui a proposé de prolonger l'exercice, mais cette fois, à la télé.

Maman d'une petite fille, actrice et femme " engagée et solidaire ", comme elle aime à se définir, Sophie de la Rochefoucauld a accepté, un brin " tétanisée par la responsabilité et l'envie de bien faire " mais " très emballée par l'idée de pouvoir s'exprimer sur des sujets qui lui tiennent à cour ", confie-t-elle.
Ainsi elle a traité également de la mortalité maternelle en Afghanistan.
L'Afghanistan est un pays qui la touche de près.
Lorsque Marie-George Buffet était ministre de la Jeunesse et des Sports, elle s'était engagée à ses côtés pour demander, par le biais d'une délégation, la participation officielle d'athlètes afghanes aux jeux Olympiques.
Une délégation qui s'est transformée en association lorsque la ministre a quitté ses fonctions, dans laquelle elle milite activement .
" Ma vie est en accord avec ce que je dis, j'ai de plus en plus envie que mon engagement serve les autres concrètement ", explique-t-elle.
Avec la chronique en tous les cas, c'est chose faite. Mais son dynamisme la pousse à aller toujours loin, " peut-être aller tourner un documentaire sur les femmes en Afghanistan ".

Elle a mené mené également avec l'ADSF une mission d'évaluation à Antananarivo (anciennement Tananarive).
Cette grande île de l'Océan Indien est proche des Comores, géographiquement et économiquement.
La situation qui règne dans ce pays qui fait partie des plus pauvres sur cette planète : 74% de la population y vit avec moins de deux dollars par jour, seuil de pauvreté mondiale fixé par l'ONU.

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