Santé : Non à la franchise

FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, le Gouvernement depuis cinq ans a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins.
Aujourd’hui, le nouveau président et son gouvernement vont encore plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant qu’ils entendent mettrent en place rapidement une « FRANCHISE » c’est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Franchise = Régression sociale : C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c’est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins « comme avant ». La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Comme plusieurs dizaines de milliers de patients qui ont déjà signé cette pétition, nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE », socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique. Nous rejetons cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

Pour signer la pétition en ligne :




60 % des Français opposés à la franchise médicale

La franchise non remboursée sur les dépenses de soin, souhaitée par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, ne prendra pas effet avant le 1er janvier 2008.
La ministre de la Santé a déclaré que 4 franchises annuelles (sur les examens biologiques, les médicaments, les visites médicales et l'hospitalisation) pourraient être établies et s'élèveraient à 10 euros chacune « par foyer ». ».
Selon un sondage CSA publié par « Le Parisien/Aujourd'hui en France », plus de 6 Français sur 10 s'opposent actuellement à ce projet de loi. Son passage au Parlement pourrait donc créer quelques remous.

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