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Une république sur les cimes himalayennes

ACTUALITES

Les anciens rebelles maoïstes du Népal ont largement remporté les élections du 10 avril censées conduire à l'abolition de la monarchie, selon les résultats complets du scrutin communiqués jeudi par un responsable de la commission électorale.
"Nous avons terminé mercredi soir le dépouillement à l'échelle nationale (...) et les maoïstes arrivent largement en tête", a déclaré à l'AFP Matrika Shrestha.
Le chef des maoïstes Dinanath Sharma, dit Prachanda (le Redoutable), a promis jeudi que le roi serait rapidement contraint de partir.
"La première réunion de l'assemblée constituante mettra un terme à la monarchie et il n'y aura aucun compromis là-dessus", a déclaré à la presse Prachanda après une réunion avec des ambassadeurs et des responsables des Nations unies.

Les ex-insurgés ont remporté 217 sièges au sein de l'assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution et de transformer la monarchie en République. Leurs rivaux directs du parti du Congrès népalais n'ont décroché que 107 sièges, selon la commission.
L'assemblée constituante compte au total 601 députés désignés à l'issue d'un mode de scrutin complexe mêlant systèmes proportionnel et majoritaire. Sur les 240 élus au scrutin majoritaire, 120 sont maoïstes. Ils représentent aussi 30% des 335 sièges alloués à la proportionnelle, soit 97 membres de cette assemblée.
Vingt-six parlementaires seront enfin désignés par le gouvernement intérimaire auquel les maoïstes participent depuis avril 2007.
Les ex-guérilleros d'extrême gauche disposent donc d'une majorité simple mais pas absolue, ce qui les obligera à composer avec les autres formations politiques, le Congrès népalais et le parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié.
Le 10 avril, 60% des 17,6 millions d'électeurs népalais avaient élu cette assemblée constituante censée forcer le roi Gyanendra à abdiquer, en enterrant la seule monarchie hindouiste du monde pour en faire une République.
Il s'agit surtout de consolider la paix conclue le 21 novembre 2006 avec la guérilla maoïste dans ce royaume himalayen stratégique enclavé entre l'Inde et la Chine.

Népal . Le Parlement a voté la fin de la monarchie. Les maoïstes réintègrent le gouvernement.
Le royaume du Népal est devenu vendredi un « État républicain, fédéral et démocratique ». Le Parlement népalais a en effet approuvé vendredi l’abolition de la monarchie et la proclamation d’une République dans le cadre d’accords signés entre les principaux partis - politiques et la rébellion maoïste. Seuls trois parlementaires sur 329 ont voté contre la résolution, une décision historique qui devrait mettre fin à la guerre civile qui a fait plus de 15 000 morts dans ce petit État peuplé de plus de 60 ethnies et castes différentes et est encore soumis au féodalisme terrien.

Les ex-rebelles maoïstes ont annoncé hier leur intention de rejoindre le gouvernement, une mesure qui pourrait mettre fin à la crise politique.
Ils avaient quitté le gouvernement avec fracas en septembre dernier, en se plaignant d’être trop peu représentés dans le processus de paix et de ne pas être suivis dans leur exigence de mettre un terme à la monarchie. Les élections de l’Assemblée constituante initialement prévues en novembre avaient été annulées. Mais le 15 novembre un nouvel accord entre la direction de la rébellion et les principaux partis politiques fixait le scrutin d’ici à la mi-avril 2008.
Les anciens rebelles ont transmis les noms de sept membres de leur parti politique au premier ministre pour qu’ils rejoignent le gouvernement. Un des responsables maoïstes, Hisila Yami, a précisé que cinq d’entre eux seraient ministres et les deux autres secrétaires d’État.
De sources officielles, le roi Gyanendra devrait continuer à résider dans son palais mais sans exercer de pouvoir jusqu’à l’élection d’une Assemblée constituante qui devrait avoir lieu d’ici à la mi-avril. L’abolition de la monarchie n’entrera en vigueur qu’après ce scrutin. C’est donc un changement radical pour ce petit pays où le monarque était jusqu’ici considéré com- me l’incarnation du dieu Vishnou.
Roi du Népal depuis juin 2001, au lendemain du massacre de toute la famille royale assassinée par le prince héritier, Gyanendra était en fait considéré par la rumeur publique comme le véritable instigateur des meurtres.
Déjà peu populaire, l’autocrate avait en 2005 limogé le gouvernement et s’était arrogé les pleins pouvoirs avant de s’incliner l’année suivante après des semaines de manifestations de protestation en mai 2006. Il avait dû réinstaurer ce Parlement qui vient aujourd’hui de voter la fin de son régime et de rétablir les libertés fondamentales. Son départ marque la fin d’une dynastie au pouvoir dans la vallée de Kathmandou depuis 1796.

En attendant la modification de la Constitution, c’est le premier ministre actuel qui deviendra président du Parlement et continuera à diriger le gouvernement de transition composé de représentants des principaux partis politiques népalais.

Dominique Bari (l'Humanité)

NEPAL : CARTE D'IDENTITE

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Population (2006) 28 287 147 habitants
Taux de croissance annuel 2.167 %
Superficie 147 181 km2
Densité 192.19 h/km2
PNB (2004) 6 380 millions $US
PNB par habitant (2004) 250 $US
Croissance du PIB (2004) 2.40 %
Espérance de vie (2006) 60.18 ans
Taux de natalité (2006) 30.98 ‰

Indice de fécondité (2006) 4.10 enfants/femme Taux de mortalité (2006) 9.31 ‰
Taux de mortalité infantile (2006) 65.32 ‰
Taux d'alphabétisation (2003) 45.20 %
Langue officielle Nepali
Monnaie convertisseur Roupie népalaise
Indice de développement humain (IDH) 0.504/1.0 (rang : 140/177)
Nature de l'état République

Secteurs d'activités
Agriculture 40.56 %
Industries 21.59 %
Services 37.85 %

Villes principales Aires urbaines
Taux d'urbanisation 12.91 %

Katmandou (capitale) carte 1 442 271 Pokhara 194 476
Biratnagar 186 269
Birganj 138 915
Dharan 112 085
Bharatpur 112 012
Dhangadhi 99 824
Janakpur 99 553





LE ROI FOU !

L'ancien roi Gyanendra est accusé en plus de son despotisme, d'un crime épouvantable, digne des scénarios les plus morbides d'Hollywood.
En juin 2001, lors d'un dîner au Palais, la famille royale est massacrée par Dipendra, le prince héritier. Dans un accès de folis, celui-ci abat ses parents (le roi Birendra et la reine Aishwarya), son frère, sa soeur et d'autres membres de la famille. En tout, neuf convives tombent sous ses balles avant que le forcené ne retourne l'arme contre lui même.
Le mobile ? Sa mère lui refusait le mariage avec une princesse indienne.
Le couple royal était adulé par la population, et était garant de la stabilité du pays, au dessus des partis corrompus.

Un seul héritié survécut, étant comme par hasard absent de ce repas tragique, Gyanendra. Son fils Paras présent à ce repas, a aussi comme par hasard survécu, épargné par le tueur. Oisif, débauché est violent il écrasa en août 2000, un soir de beuverie à Katmandou sous son 4X4 un chanteur à la mode, par jalousie, et ne fut jamais jugé.

Lorsque Paras et ses sbires débarquent dans une discothèque à Katmandou, c'est la grabuge assuré, et les clients de la discothèque ont appris à s'éclipser. Paras à la réputation d'user d'un "droit de cuissage", losque il rencontre de jolies filles.

La noblesse au Népal est opulente et méprisante dans un pays où 45 % de la population vit dans la pauvreté exrême selon l'UNICEF. Elle évolue dans une bulle, à l'occidentale dans des voitures climatisées, des restaurants de luxe, des Palais grandioses.

Le roi est tellement détesté que les autorités craignent qu'il soit lynché à chacune de ses sorties.

C'est dans ces conditions que la royauté et la noblesse népalaise ont été rejetées par le peuple.








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