Olga Bancic, du groupe Manouchian
OLGA BANCIC
 

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Manouchian

né en 1906 assassiné en 1944 il participa activement à la résistance



il fut arrêté
le 16 Novembre 1943
à Evry bord de seine
une plaque se trouve à l'emplacement de son arrestation



une affiche rouge
sera apposée
sur les murs
à l'initiative de la Gestapo
et de la police française

Aragon
a écrit un poème
sur cette affiche
Léo Férré l'a chanté


L'AFFICHE ROUGE

la dernière
lettre
de Manouchian



























 
Manouchian - la dernière lettre de Manouchian - l'affiche rouge - le poème d'Aragon
Joseph Epstein, responsable du Groupe Manouchian


Olga Bancic faisait partie du Groupe Manouchian, celui de l'Affiche Rouge (voir ci dessous). Elle était juive, née en Bessarabie, étudiante à Paris. Elle participa aux combats de la brigade des partisans juifs de Paris. Par exemple, ce fut elle qui amena les armes au groupe qui attaqua un autobus d'officiers allemands à Clichy.

Elle fut jugée le 17 février 1944 dans le "procès des 23" de l'Affiche Rouge. Mère d'un enfant en bas âge, elle ne fut pas exécutée avec les 23 autres. Traînée de prison en prison, maltraitée, elle fut condamnée une seconde fois à mort à Stuttgart et guillotinée dans la cour de la prison, le 10 mai 1944, le jour de son trente-deuxième anniversaire.

Dans le groupe, Olga Bancic, une Roumaine immigrée en France entre les deux guerres.
«Son nom de guerre était Pierrette, je ne savais pas qu'elle s'appelait Olga, ni qu'elle était juive, ni qu'elle était mariée avec Alexandre Jar, grand responsable aussi dans le groupe des FTP/MOI, ni qu'elle avait une petite fille qui était gardée à la campagne. "Pierrette" était chargée du transport des armes. Les femmes qui transportaient les armes faisaient un travail beaucoup plus dangereux que ceux qui combattaient les armes à la main, elles ne pouvaient se défendre.

Le chef de groupe préparait l'action, puis conduisait ses camarades au rendez-vous. Les femmes -Anna Richter, Olga Bancic- devaient, à l'heure dite, apporter des grenades et des revolvers (nous en avions très peu). Puis il fallait les récupérer après l'action. Ce qui les exposait terriblement, car après le bouleversement d'un attentat, le quartier était tout de suite encerclé par la sécurité allemande, les maisons fouillées et quelquefois les rames de métro arrêtées. Les hommes qui avaient tiré s'enfuyaient immédiatement à vélo, mais Olga qui avait attendu que les combattants aient fini leur travail, ne bougeait pas et elle récupérait les armes près d'un métro.

Dans certains quartiers ces actions étaient particulièrement difficiles. C'était une époque où les résistants vivaient dans la crainte d'être pris, ils étaient sans cesse aux aguets, se méfiaient de tout. Le danger était si grand que beaucoup de camarades avaient l'impression qu'ils n'iraient pas jusqu'au bout, jusqu'à la Libération.
Il fallait passer et repasser à travers les mailles du filet. Ils pensaient toujours qu'ils seraient pris et fusillés. Les femmes étaient les plus attentives, elles faisaient très attention. Il y avait ceux dans le groupe qui n'avaient peur de rien, ceux dont les familles avaient été déportées, ce qui les rendaient encore plus combatifs.

La plupart des militants avaient dû opter pour la clandestinité, surtout les juifs, qui vivaient dans des conditions terribles. Le groupe prenait des risques terribles, car les actions étaient directes. Il y en avait au moins une par jour, parfois deux.
Olga participa à une centaine d'attaques contre 1'armée allemande, c'est-à-dire près de la moitié des combats menés par le groupe Manouchian. Nous ne savions rien d'elle, pour des raisons de sécurité. Pour elle, semblait-il, seul l'idéal comptait.
Le vendredi soir, elle était toujours anxieuse. J'avais compris qu'elle avait un enfant quelque part, qu'elle allait voir le Samedi. Une fillette de deux ans... »

Arsène Tchakarian du groupe Manouchian.

HELENE KRO
Hélène Kro avait intégré l'organisation des partisans juifs de la FTP-MOI en septembre 1942.
Un matin de décembre 1942, elle fut prise avec deux autres résistantes (Hélène Igla et Rega Levine) dans une rafle, à la sortie du métro.
La police trouva sur Hélène Kro des grenades. Ils l'emmenèrent aussitôt dans son logement pour tendre une souricière aux autres membres du réseau. Pour éviter que ses camarades ne soient pris en montant chez elle, elle se jeta de la fenêtre de son appartement, du cinquième étage.



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