Louis Aragon
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Aragon Louis
Poète et romancier français (Neuilly-sur-Seine 1897 - Paris 1982).
Ecrivain français il fut l'un des fondateurs du suréalisme. Devenu communiste, il orienta ses romans vers la critique sociale. Pendant la résistance, il accentua l'aspect traditionnel de sa poésie Il mêla enfin à sa création romanesque une réflexion sur l'art et l'écriture (Matisse).

Du surréalisme au communisme, du lyrisme au réalisme, du jaillissement libre de l'image à la maîtrise du rythme, l'œuvre - abondante - d'Aragon est placée sous le double signe de la diversité et de la fidélité.
La permanence de ses convictions et de ses engagements politiques, le culte qu'il a voué à Elsa Triolet font de l'écrivain une sorte de figure emblématique où se superposent l'ancienne tradition courtoise et les vertus nouvelles du militantisme.
Élevé par sa mère, Marguerite Toucas, et ses tantes, Louis Aragon n'a connu qu'à l'âge adulte l'identité de son père, le député et préfet de police Louis Andrieux.

Aragon surréaliste
D'abord étudiant en médecine, il fait pendant la Première Guerre mondiale une rencontre décisive : celle d'André Breton ; les deux amis créent en 1919, avec Philippe Soupault, la revue Littérature qui, après une première période dadaïste, deviendra l'organe du surréalisme naissant.
Aragon publie alors ses premières œuvres : poèmes (Feu de joie, 1920 ; Le Mouvement perpétuel, 1926 ; La Grande Gaîté, 1929), romans parodiques (Anicet ou le Panorama, 1921 ; Les Aventures de Télémaque, 1922), essai sur l'écriture automatique (Une vague de rêves, 1924), sans oublier le Traité du style (1928), d'une grande violence polémique. En 1929, il traduit La Chasse au snark de Lewis Carroll.

L'engagement
C'est Le Paysan de Paris (1926), sorte de fable philosophique inspirée par quelques quartiers de la capitale, qui lui vaut de rencontrer, en 1928, une admiratrice qui ne le quittera plus : Elsa Kagan, sœur de Lili Brik, la compagne de Vladimir Maïakovski. Son amour pour la jeune Russe (épouse séparée d'un officier français, André Triolet) est renforcé par leurs convictions communes.
Entré au parti communiste dès 1927, Aragon fera avec Elsa de nombreux voyages en URSS : son engagement, qui marque désormais sa création littéraire (Hourra l'Oural, poèmes, 1934 ; Pour un réalisme socialiste, essai, 1935 ; Les Cloches de Bâle, 1934, et Les Beaux Quartiers, prix Renaudot 1936, romans), l'éloigne du surréalisme. En 1930, il signe à Karkhov un texte condamnant cette forme d'" idéalisme bourgeois " ; la rupture définitive avec André Breton intervient en 1932. Aragon, journaliste à L'Humanitéà partir de 1933, fonde en 1937 avec J.-R. Bloch le quotidien communiste Ce soir.
Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en 1940, mais réussit à s'évader. La rencontre avec Pierre Seghers à Carcassonne va déterminer une nouvelle source d'inspiration : résistant actif, Aragon écrit des poèmes de facture très classique, à la ferveur poignante, diffusés sous le manteau et immédiatement populaires, où se confondent l'amour d'Elsa et l'amour de la patrie : Le Crève-cœur (1941), Cantique à Elsa (1942), Brocéliande (1942), Les Yeux d'Elsa (1942), Le Musée Grévin (1943, sous le pseudonyme de François la Colère), La Diane française (1945, éd. définitive en 1946). Il n'interrompt pas pour autant la création romanesque (Les Voyageurs de l'impériale, 1942 ; Aurélien, 1944).

Au lendemain de la Libération, Aragon publie une grande fresque romanesque, Les Communistes (1949-1951, version définitive en 1967) ainsi que Le Nouveau Crève-cœur (1948). Directeur des Lettres françaises (auxquelles il avait collaboré dès le début en 1942) de 1953 jusqu'à leur disparition en 1972, membre du comité central du PCF, Aragon devient le symbole même de l'intellectuel communiste ; il multiplie les articles, les essais littéraires, politiques et esthétiques : L'Homme communiste (I et II, 1946 et 1953), L'Exemple de Courbet (1952), La Lumière de Stendhal (1954), Littératures soviétiques (1955).
En collaboration avec André Maurois, il publie une " Histoire parallèle des États-Unis et de l'URSS de 1917 à nos jours " : Les Deux Géants (1963).

Méditations
Son œuvre poétique d'après-guerre est aussi considérable : Mes caravanes et autres poèmes (1954), Les Yeux et la Mémoire (1954), Elsa (1959), Les Poètes (1960), Le Fou d'Elsa (1963), Il ne m'est Paris que d'Elsa (1964), Le Voyage de Hollande (1964), Élégie à Pablo Neruda (1966). Le Roman inachevé (1956), recueil de poèmes en vers le plus souvent réguliers, exprime les déchirements d'une existence moins unie que ne le laissent paraître les dehors officiels.
Quant à ses derniers romans, Aragon s'y démarque de l'étiquette de " grand écrivain traditionnel " qui lui a été trop souvent attribuée : le plus célèbre, La Semaine Sainte (1958), qui montre le peintre Géricault dans le chaos des Cent Jours, s'interroge sur l'histoire politique et le sens que l'art doit y mettre. En une sorte de diptyque, La Mise à mort (1965) et Blanche ou l'Oubli (1967), l'auteur exprime son angoisse face au temps et face à l'autre, et médite sur la fonction du romancier : ce dernier doit " inventer " le monde plutôt que le " parodier ".

Citons encore Henri Matisse, roman qui est en fait un recueil de textes sur le peintre (1971), la publication, commencée en 1964, des Œuvres romanesques croisées d'Elsa Triolet et de Louis Aragon et l'essai littéraire autobiographique intituléJe n'ai jamais appris àécrire, ou les Incipit (1969).
Les dernières années d'Aragon, après la mort d'Elsa, survenue en 1972, sont marquées par une sorte de retrait du monde, d'exil intérieur ; il ne publie qu'un roman (Théâtre/roman, 1974), les nouvelles du Mentir-vrai (1980), qui contiennent une réflexion décisive sur l'écriture, ainsi qu'un recueil (Les Adieux et autres poèmes, 1981). Il se consacre aussi, à partir de 1974, à la publication de son Œuvre poétique complète.

"Aragon n'est pas seulement, avec Apollinaire et Péguy, avec Claudel et Valéry, un des plus grands poètes de notre siècle. Héritier de Chateaubriand et de Hugo...comme un Picasso, comme un Chaplin, comme un Einstein il incarne son époque. Il se confond avec elle. Il la traduit et il la marque."

Jean d'Ormesson
Ecrivain, membre de l'Académie française


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