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À Voutré, les pierres prennent le chemin du rail
Depuis début 2002, la société des Carrières de Voutré a souhaité privilégier le rail aux camions pour le transport de ses matériaux. Une opération exemplaire sur le plan environnemental et qui représente une source d'économies
Située dans la Mayenne, la société des Carrières de Voutré, appartenant au groupe Basaltes, extrait 2,5 millions de tonnes de granulats par an. Ces matériaux sont ensuite acheminés vers l'Ile-de-France, mais aussi vers des départements limitrophes (dont la Sarthe) pour une utilisation dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.
Située dans la Mayenne, la société des Carrières de Voutré, appartenant au groupe Basaltes, extrait 2,5 millions de tonnes de granulats par an. Ces matériaux sont ensuite acheminés vers l'Ile-de-France, mais aussi vers des départements limitrophes (dont la Sarthe) pour une utilisation dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.


Un moindre impact environnemental
Cette navette ferroviaire entre la carrière et la plate-forme sarthoise est quotidienne.
Les 22 wagons d'une capacité de 1 360 tonnes qui circulent chaque jour équivalent à 50 camions. Chaque année, on estime que 269 tep (tonnes équivalent pétrole) sont économisées, ce qui évite le rejet de près de 1 000 tonnes de CO2 à l’atmosphère. “ Notre volonté de limiter l'impact sur l'environnement est essentielle pour la survie de notre activité. Cela nous permet aussi de réaliser des gains en énergie et de réduire notre budget transport ”, assure Henry Darcy, président du directoire de la société des Carrières de Voutré : “ Un autre projet nous motive : nous souhaitons utiliser le transport par rail en sens retour pour rapporter sur Voutré des déchets inertes issus de démolition et travaux publics dans l'agglomération mancelle. Ceci nous permettrait de combler les immenses trous créés par l'exploitation de la carrière et de nous mettre ainsi en conformité avec l'obligation réglementaire de réhabiliter le site au moment de sa fermeture. ”

Un bilan économique positif
L'ADEME a soutenu cette opération en apportant une aide financière de 200 000 euros sur un investissement total d'1 million d'euros consacré aux engins de manutention, aux portiques et à l'aménagement de la plate-forme. “ Le bilan économique global révèle l'intérêt général de l'opération dès lors que l’on prend en compte les coûts externes supportés par la Collectivité liés aux accidents, au bruit, à la pollution locale et régionale, aux émissions de gaz à effet de serre… ”, conclut Gilles Mériodeau, de la délégation Pays de la Loire de l'ADEME.
Extrait de la lettre de l’Ademe du mois de Mai 2003

LE CONTRE EXEMPLE
La société cimentière de Nice, Vicat avait décidé de conclure un contrat avec la SNCF avec l'objectif de faire transiter par chemin de fer 35 000 tonnes de marchandises par an.
Un transport de 250 tonnes de ciment par jour sur une route sinueuse était assuré par 20 camions, ce transport par train permettait de réduire ainsi le dégagement des gaz à effet de serre polluants émis par les véhicules, et d'assurer une meilleure sécurité pour les automobilistes et les habitants.
La SNCF a décidé sur injonction du gouvernement d'arrêter ce trafic, préférant privilégier l'activité commerciale sèche, à l'activité humaine, environnementale et économique de la région.

(extraits informations France Info, reportage diffusé le 15/07/2003, commentaire Oikonomia ).

DOCUMENTS
chiffres repères-modalhor, le wagon du futur-le plan de déplacement urbain-présentation du dossier
la position du gouvernement et de la SNCF-les propositions de la CGT-l'histoire-l'environnement

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