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Chanson Québec fête la francophonie.
Avec Jean Ferrat
Un " Mégaspectacle " en hommage à Jean Ferrat, en sa présence, a cloturé la Semaine internationale de la chanson, qui s’est déroulée du 14 au 21 août 2004 dans la Belle Province.
Après les festivals d’Alès en 1998 et de Barjac en 2000, c’était au tour de Québec de rendre un hommage flamboyant à Jean Ferrat, qui était présent pour l’occasion. Un spectacle dans lequel Isabelle Aubret, Laurence Jalbert, Patrick Norman et Daniel Boucher ont partagé l’affiche avec près de 400 choristes. Un spectacle qui met à l’honneur un chanteur au regard particulier engagé contre la censure qui le touche lui et certains de ses pairs.
Jean Ferrat, qui a su concilier la musique, la poésie, la politique et la philosophie en quarante ans de création et plus de 200 chansons, n’a en effet rien perdu de sa popularité depuis trente ans qu’il s’est retiré de la scène.
Il occupe ainsi souvent le devant de l’actualité musicale à l’occasion de la parution de nouveaux albums (celui de 1995 a dépassé le million d’exemplaires en quelques mois) ou de rééditions d’anciens enregistrements. " Le regard que je porte à mes chansons n’a pas vraiment changé, a-t-il dit récemment. Je ne m’écoute jamais, mais quand je suis forcé de le faire, je ne trouve pas, en définitive, qu’elles ont vieilli. " Jean Ferrat n’a chanté qu’en fin de performance, ne revenant pas sur une décision prise depuis bien longtemps.

Par ailleurs, Jean Ferrat ne manque pas de prendre régulièrement position concernant le monde de la chanson et en particulier la nécessaire diversité culturelle à défendre face à la politique des radios et des télévisions, qui fait de plus en plus le jeu des grandes multinationales du disque et tend à uniformiser la production en laissant dans l’ignorance totale des artistes de talent. Ou en les marginalisant, telle Isabelle Aubret.

Isabelle mène depuis les années soixante une carrière d’interprète des plus grands auteurs. C’est en 1962 qu’elle rencontre Jean Ferrat pour la première fois. Il lui écrit Deux enfants au soleil, un de ses plus grands succès. Ils récidivent en 1964 avec C’est beau la vie.
Dès lors, elle sillonne le monde avec un répertoire qui vaut bien les meilleures anthologies de la chanson française classique et dans lequel les chansons de Jean Ferrat auront toujours une place particulière. " Dans les chansons de Ferrat je retrouve l’amour de l’homme. C’est quelque chose qu’il y a aussi chez Aragon ou Brel et c’est ce que j’aime.
Quand j’entre en scène, je suis remplie de ces réflexions et d’amour. ", a dit l’artiste, qui a interprété la semaine dernière Camarade, Ma France, C’est beau la vie, La paix sur terre, Nuit et brouillard.

Pour les trois artistes québécois c’était par contre une expérience tout à fait inédite. Laurence Jalbert est une des voix féminines du rock québécois les plus importantes.
Cette native de Gaspésie a su faire son chemin depuis une dizaine d’années avec à son actif de nombreux prix et cinq albums. Patrick Norman, quant à lui, a un répertoire varié qui va de la country au rock avec lequel il roule sa bosse depuis 1967 à travers le Québec. Tandis que Daniel Boucher est un tout jeune artiste qui s’est fait connaître en 2000 en remportant de nombreux prix au Québec.

Il débuta en 1954 dans divers petits cabarets parisiens et s'affirma à partir de 1960 comme l'un des meilleurs interprètes de chansons poétiques (il s'inspire notamment des poèmes d'Aragon) et engagées.

par Marie-Christine Vila

Ferrat est le chanteur d’une cause, celle de l’amour. Amour des femmes, mais aussi de ceux qui luttent contre l’oppression, pour un monde plus juste. Chanteur amoureux et engagé, il troque rapidement la guitare pour le grand orchestre qui accompagne sa voix chaude et pleine. Parolier et compositeur, il interprète aussi les poètes, Aragon surtout, « compagnon de route » comme lui du P.C.F.
Jean Tenenbaum, quatrième et dernier enfant de la famille, naît le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine) d’un père artisan-joaillier d’origine caucasienne, et d’une mère ouvrière dans une fabrique de fleurs. En 1942, les Tenenbaum portent l’étoile jaune ; le père, déporté, meurt à Auschwitz. Après la guerre, Jean entame des études de chimie. Il joue de la guitare dans un orchestre de copains (jazz style New Orleans) et chante les chansons de Prévert, de Francis Lemarque, de Montand.

La carrière
Au début des années 50, il compose ses premières chansons, auditionne dans les cabarets et décide de se lancer dans la chanson. Il se produit à L’Echelle de Jacob, au Port du Salut, au Vieux Colombier, et rencontre Christine Sèvres qu’il épouse en 61. Lorsqu’il fait la connaissance de l’éditeur Gérard Meys, il découvre un ami, un collaborateur et un associé. Les deux hommes ne se quitteront plus. Ma môme (Decca), la première réalisation sous la direction artistique de G. Meys, est un succès. Ferrat écrit des chansons pour Zizi Jeanmaire qui l’engage dans son spectacle à l’Alhambra. En 1963, le 33-tours Nuit et Brouillard, La montagne (Barclay) obtient le Prix de l’Académie Charles Cros. Sa carrière est lancée. En 66, Ferrat tient l’affiche à Bobino. Suivent des spectacles (Palais des sports en 1970 et 72) et des tournées en France et à l’étranger. Puis Ferrat décide d’abandonner la scène et se retire en Ardèche en 1973. Il continue néanmoins d'enregistrer (La femme est l’avenir de l’homme, Le bilan). En 1990, la SACEM lui décerne la médaille d’or de la chanson française.

L’engagement
Le combat des hommes contre l’oppression, pour la justice et l’égalité sociale inspire à Ferrat un grand nombre de chansons. De Nuit et brouillard (1963), où il rend hommage aux déportés des camps de concentration nazis, jusqu’à Dans la jungle ou dans le zoo (1991), il est en prise sur l’actualité du monde et prend position provoquant souvent la polémique. Compagnon de route, indéfectible mais souvent critique, du P.C.F, Ferrat chante ses révoltes (Potemkine), ses espoirs (La matinée, Cuba si), ses déceptions (Camarade, Le Bilan).

Fou de poésie
Les Yeux d’Elsa (1956) est sa première chanson sur un poème d’Aragon. En 1973, Ferrat chante Aragon se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Dans Ferrat 95, il chante seize nouveaux poèmes d’Aragon. Dès son second 45-tours (1959), avec Ma môme, Ferrat chante le grand poète espagnol Federico Garcia Lorca, poète qu’il mettra dorénavant souvent en musique.

« Je ne chante pas pour passer le temps »
Poésie et engagement sont pour Ferrat deux facettes d’une même expression de l’amour des femmes et de l’humanité. Ses chansons mêlent poésie, amour (Les saisons), sensualité, tendresse (Berceuse), colère, hommage aux humbles et aux opprimés (Ma France), aux combattants de la liberté (La Commune).





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