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ANNEE 2002
- L’EURO, NOTRE MONNAIE ? -
repenser le monde et sa monnaie

L’euro ne soulève pas l’enthousiasme. Il y a même une forme de doute qui se manifeste dans le public, une absence flagrante d’adhésion à la nouvelle monnaie. Pourtant, l’euro est déjà la monnaie officielle de l’Union européenne - et donc de la France - depuis le 1er janvier 1999 (trois ans). La conversion et les repères qui volent en éclats désarçonnent de nom­breuses personnes. En arrière plan de la difficulté technique, les opérations d’arrondis se traduisent trop souvent par des hausses de prix, quelles que soient les annonces publicitaires des grandes chaînes de distribution. Et les arrondis défavorables aux usagers, clients et consommateurs se multiplient dans les services, les transports, les banques,…
L’euro nous protège-t-il?
L’arrivée anticipée de l’euro sur les fiches de paye n’a rien changé. Alors que les mouvements sociaux posent avec de plus en plus d’insistance la question des salaires, des retraites, des minima sociaux, un SMIC en euros ou en francs est toujours un SMIC et ne permet pas de vivre décemment et de soutenir la consommation populaire, donc l’économie et particulièrement l’emploi. L’euro ne nous a pas protégé de la crise économique mondiale. Au contraire, l’euro, tel qu’il est conçu aujourd’hui, favorise le drai­nage des capitaux vers les marchés financiers, la spéculation, plutôt que vers l’investissement créateur d’emplois, la coopération, les salaires et la formation.
Faut-il repousser l’introduction des billets en euros?
Cela empêcherait-il la politique menée par les institutions bancaires et financières, au premier rang la Banque centrale européenne (BCE), d’être orientée contre les besoins de développement des sa­lariés et des populations? Pour que l’euro devienne véritablement notre monnaie, au service de la croissance et de la coopération, il faut bien autre chose.
Souvenons-nous du choix fait (sans revenir devant les Français et les consulter, malgré l’engagement présidentiel) d’une monnaie uni­que, plutôt qu’une monnaie commune qui n’aurait pas fait dispa­raître les devises nationales.
Si la monnaie européenne contribuait à l’emploi et à la croissance, à la qualification et à la formation des salariés, à mettre les nouvelles technologies au service de tous, à favoriser la coopération et le dé­veloppement durable, alors oui, l’euro serait véritablement ressenti comme la monnaie commune de tous les Européens.
Pour une monnaie commune
Pour construire une société où ces valeurs prennent tous leurs droits, la loi ne suffit pas. Il faut que les citoyens conquièrent le pouvoir d’influencer la façon dont l’argent est utilisé, qu’il s’agisse de l’argent public, des profits des entreprises ou de la monnaie que les banques créent chaque jour par leurs opérations de crédits.
La Banque centrale européenne doit être responsable devant les peu­ples et doit inscrire dans ses objectifs prioritaires la croissance et l’emploi en adoptant une politique monétaire sélective: diminuer les taux d’intérêt pour les banques, pour les entreprises qui favorisent l’emploi et au contraire imposer des conditions dissuasives pour les crédits alimentant la spéculation. Au-delà de la BCE, ce sont toutes les institutions européennes qu’il faut démocratiser et les pouvoirs des citoyens, des élus, des associa­tions et organisations syndicales qu’il faut renforcer. Plus générale­ment, une monnaie commune mondiale est nécessaire qui ne soit ni le dollar, ni l’euro, ni le yen, ni le pétrodollar saoudien, mais un instrument monétaire favorisant le développement du Sud, la réduction et l’annulation de la dette.







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