l'eau c'est la vie
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L'EAU ET LA VIE
 


La répartition de la consommation
alimentation en eau potable
familles
26 %
l'industrie
11 %
EDF
3 %
l'agriculture
60 %


Consommation moyenne par ménage
120 M3 par an
prix payé par une famille du Puy de Dôme
214 Euros
Seine et Marne
382 Euros
le prix du m3 le plus bas
0,46 Euros

le plus élevé
4,57 Euros
à Evry
3,35 Euros
Moyenne de consommation par personne
150 litres

lA CONSOMMATION
Boisson
2 litres
Cuisine
7 litres
Douche
70 litres
Chasse d'eau
20 litres
Lavage de voiture
200 litres









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Les industries de l'eau au top 10 des plus gros profits en 2000

Suez-Lyonnaise
+ 9,5 MF
Vivendi
+ 9,3 MF
Bouygues
9,55 MdeEuros de CA


L'EAU INEGALE
Pays d'abondance
l'Islande
la Sibérie
le Congo
le Gabon

Pays en situation de détresse
le Moyen Orient
l'Inde
la Chine
des pays d'Afrique


un milliard et demi de personnes ne disposent pas d'eau potable

1 enfant meurt toutes les 10 secondes à cause du manque d'eau

seuls 2 grands fleuves sont considérés sains :
l'Amazone et le Congo

plus de 40 millions de tonnes par an de déchets toxiques déversés dans la Volga

une nouvelle guerre mondiale tous les 18 mois, telle est la mortalité liée à l'eau



En l'espace d'un siècle, la population mondiale a triplé, alors que la consommation d’eau douce était multipliée par 6.
En 2025, nous serons huit milliards sur Terre (contre six aujourd'hui).
3 milliards de personnes disposeront de moins de 1 700 m3 d'eau par an, ce qui placera leurs ressources en dessous du « seuil d'alerte » fixé par l'ONU.


Au cours des 20 dernières années plus de 2,4 milliards de personnes ont eu accès à une eau salubre et 600 millions d’autres à des systèmes d’assainissement améliorés.
Toutefois, une personnes sur six n’a toujours pas régulièrement accès à une eau de boisson salubre.
Près de 2,4 milliards d’individus
soit plus du double de l’effectif précédent n’ont pas accès à des services d’assainissement satisfaisants.
Ce sont eux qui sont les plus pauvres et les plus vulnérables.


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Des inquiétudes justifiées-Pour une ecotaxe-La gestion de l'eau en France
Le PCF propose-Les requins de l'industrie de l'eau-La grande soif dans le monde

L'EAU DOUCE EST UNE RESSOURCE RARE
L’eau représente entre 60 et 70 % du poids de tous les organismes vivants et est indispensable à la photosynthèse.
Le volume total de l’eau de la planète ne change pratiquement pas d’une année à l’autre. Le cycle hydrologique de l’eau qui s’étend de l’évaporation aux précipitations fait circuler l’eau entre l’Océan, la Terre et l’atmosphère.
Soixante-quinze pour cent de la surface de la terre sont recouverts d’eau constituée pour 97,5 % d’eau salée, l’eau douce ne représentant que 2,5 % de cette masse.
L’eau des calottes glaciaires et des glaciers représentent 74 % de la totalité des eaux douces de la planète. Pratiquement tout le reste est constitué d’eaux souterraines profondément enfouies ou bien d’eaux retenues dans les sols sous forme d’humidité ou encore dans le permafrost. Les cours d’eau et les lacs ne représentent que 0,3 % du volume des eaux douces de la planète.
Les hommes n’ont accès qu’à moins de 1 % des eaux de surface et souterraines pour leurs propres fins.
Avant l’échéance d’un délai de 25 ans la moitié de la population mondiale aura du mal à trouver suffisamment d’eau douce pour sa consommation et l’irrigation.
Aujourd’hui, plus de 80 pays, qui représentent 40 % de la population mondiale, connaissent de graves pénuries d’eau. Cette situation pourrait empirer au cours des 50 prochaines années du fait de l’accroissement démographique et du réchauffement planétaire qui bouleverse les régimes des pluies.
Un tiers de la population mondiale vit dans des régions sujettes à des stress hydriques où les ressources en eau sont consommées plus rapidement qu’elles ne se reconstituent.
C’est l’Asie occidentale qui est la plus menacée. Plus de 90 % de la population de la région connaît un grave stress hydrique, le volume d’eau consommé étant supérieur de 10 % au volume des ressources en eau douce renouvelables.



FRANCE
« Ne plus favoriser les cultures irriguées »
L’UFC-Que choisir plaide pour l’instauration d’une écotaxe sur l’irrigation qui inciterait - et aiderait - les agriculteurs à prendre une autre direction et à se reconvertir dans des domaines moins coûteux en eau.
François Carlier est chargé de mission pour l’environnement à l’UFC-Que choisir.

Pourquoi la situation actuelle vous inquiète-t-elle ?
François Carlier. Depuis plusieurs années, la France connaît des épisodes de sécheresse avec une intensité accrue. Et 2005 est une année particulièrement noire. Cinq départements sont extrêmement touchés en région Poitou-Charentes et dans l’Oise. Vingt et un autres sont très touchés, principalement dans l’ouest de la France et dans la région Rhône Alpes.
La sécheresse dépend de deux variables : La première, les pluies hivernales (entre septembre et février), ne peut pas être maîtrisée.
L’autre, la consommation d’eau, est celle sur laquelle on peut agir. En France, 50 % de la consommation d’eau est due aux activités agricoles. En été, ce chiffre grimpe à 80 %. La France est le pays européen qui a le plus développé les cultures d’irrigation (maïs, pomme de terre,...).
Or ces cultures ont besoin de beaucoup d’eau, et cela surtout l’été, alors que c’est la période sensible. Nous savions dès le mois de février qu’on courait vers la catastrophe puisque les pluies ont été faibles cet hiver et que le système des cultures françaises nécessite un usage d’eau important l’été.

Selon vous, le gouvernement gère-t-il mal ce problème ?
François Carlier. Les dirigeants appellent à l’économie d’eau. C’est logique.
Mais ce n’est qu’une mesure d’urgence qui ne règle rien sur la durée. Cette réponse n’évitera pas le souci des prochaines années. Il faut sortir de cette machine infernale où les sécheresses reviennent chaque fois avec plus d’intensité. Pour régler le problème sur le fond, il faut réformer la politique agricole. En 1955, la surface produite de maïs en France était de 450 000 hectares.
Aujourd’hui on en est à 3, 5 millions d’hectares. Ces évolutions profondes ont été puissamment nocives pour l’environnement. Nous souhaitons revenir à un certain équilibre. Par exemple, diminuer la production de maïs, et plus généralement diminuer les cultures irriguées, pour faire baisser la pression au moment de la sécheresse.

Que proposez-vous concrètement ?
François Carlier. Il faut inciter les agriculteurs à moins utiliser ce type de production. Aujourd’hui, les Français paient une redevance sur la consommation d’eau. Alors que les agriculteurs, qui bénéficient d’une dérogation, sont presque totalement exonérés de cet impôt. L’eau étant donc presque gratuite pour eux, ils ont tendance à utiliser l’irrigation.
On propose donc d’instaurer une taxe (écotaxe), qui inciterait les agriculteurs à moins développer ce type d’agriculture irriguée estivale. Il faudrait ensuite reconvertir ces dernières vers des cultures printanières.
Le maïs, par exemple, peut facilement être basculé vers la production de colza ou de tournesol. Cette reconversion aura un coût. On propose donc que l’argent rapporté par l’écotaxe soit reversé aux agriculteurs, de manière personnalisée, sur projet, pour les aider à se reconvertir.
Il s’agirait de faire du « donnant donnant » : la taxe stoppe le processus et aide les agriculteurs à prendre une autre direction.

Entretien réalisé par Julie Pujol, pour l'Humanité
Pour José Bové, porte parole de la Confédération paysanne "Les pouvoirs publics et l'Europe jouent les pompiers pyromanes. La culture du maïs irrigué, très consommatrice d'eau, est largement encouragée.
Un producteur de maïs irrigué reçoit de l'Europe environ 533 euros d'aide par hectare, contre 46 euros pour faire pousser de l'herbe servant aux vaches."





L'eau, c'est la vie. Elle est indispensable au corps humain et à tout ce qui nous entoure. Pourtant, alors que notre pays dispose de réserves naturelles importantes elle est source de graves difficultés en particulier dans les domaines de la santé, de l'environnement, des finances. Dans le monde le manque d'eau à des conséquences dramatiques pour des millions de personnes sur tous les continents.

DES INQUIETUDES JUSTIFIEES
Les évolutions climatiques, l'utilisation de plus en plus intensive de la ressource, les pollutions diffusées font craindre une dégradation de la qualité et une diminution des quantités disponibles. L'urbanisation, la construction accrue de grands équipements et de structures routières et autoroutières ont porté atteinte au zones humides et aux possibilités d'expansion des crues.
Au niveau mondial, les besoins en eau doublent tous les 20 ans. Depuis 1970, l'eau disponible pour chaque habitant a diminué de 40 %. 232 millions de personnes souffrent aujourd'hui de pénurie d'eau. La non-potabilité de certaines eaux consommées, porteuses de germes et de virus entraîne le décés de 30 millions de personnes chaque année.



LA GESTION DE L'EAU
L'exemple français
La gestion de l'eau impose des investissements lourds et la contribution des utilisateurs. Les communes sont responsables de l'alimentation en eau et de l'assainissement des eaux usées. Cela impose de prendre en compte le captage, le traitement et la distribution. Notre pays reçoit 400 milliards de m3 d'eau par an. La gestion de l'eau est gérée par six agences financières correspondants à six comités de bassin (représentant les grands bassins hydrographiques naturels, Rhône-Méditerrannée-Corse, Rhin-Meuse, Artois-Picardie, Seine-Normandie, Loire-Bretagne et Adour-Garonne ).

Cette organisation a été mise en place par la loi du 16 Décembre 1964 renforcée par les lois du 03 Janvier 1992 et du 02 Février 1995. Ces lois instituent des shémas directeurs d'aménagement et un fond de prévention des risques naturels majeurs et un plan de prévention des risques naturels prévisibles.
Ces deux lois ont permis des avancées concrètes et significatives dans le domaine de la protection de l'eau et de la protection du milieu. Elles servent de modèles pour mettre en place un directive européenne.

L'EAU ET LA POLLUTION DOMESTIQUE
En France 80 % de la population habitant dans les zones d'assainissement collectif est raccordé à l'égout grâce à 180 000 km de canalisations réparties en 6000 réseaux collectifs. Notre "taux de collecte" ne s'élève qu'à 65 % à cause, notamment, de la vétusté des réseaux et du manque de raccordement des habitations. Dans le même temps notre pays compte 12000 stations d'épuration environ, traitant 65 % des eaux usées, avec un taux de dépollution de 45 %.
De nouvelles stations d'épuration sont construites chaque année afin de parvenir à un taux de dépollution de 65 % en 2005, et de 100 % dans un avenir proche.


LE PCF PROPOSE
L'appareil législatif n'apporte pas des réponses positives à toutes les problématiques.De nombreuses communes sont ainsi obligées face à l'abandon de l'Etat en matière de prévention des pollutions, d'informations et de formation d'abandonner leurs prérogatives aux entreprises privées.
Dans ce contexte le PCF dans une proposition de loi présentée le 22 Novembre 1999 demande la mise en place d'un Service Public de l'eau en créant une Agence Nationale de l'eau chargée de mettre en place une politique cohérente sur l'ensemble du pays sous le contrôle du Parlement. Cette loi fait également obligation aux entreprises privées du secteur de reinvestir leurs profits dans le secteur de l'eau.

LES REQUINS DE L'INDUSTRIE DE L'EAU
Face à l'abandon de l'Etat, trois grands groupes de l'eau (Vivendi Environnement, Suez Lyonnaise, et Bouygues Saur se partagent la plus grande part de la gestion de l'eau en assurant les délégations des services publics de la majorité des communes (52 % des communes, 79 % de la population). Ce monopole de fait permet à ces groupes de piloter la politique de l'eau par l'amont (les normes), et l'aval (l'exclusivité des techniques).
La plus grande partie des futurs investissements reviendront à ces groupes dont les profits aujourd'hui explosent.



La "soif gigantesque" qui menace le monde

L'eau utilisable pour les six milliards d'habitants actuels ne représente qu'un cent millième de l'eau de la planète, à près de 98% salée ou inaccessible. Elle est de surcroît très inégalement répartie, 23 pays se partageant les deux tiers des ressources mondiales (Brésil, Canada, Chine, Colombie, États-Unis, Inde, Indonésie, Russie, 15 membres de l'Union européenne).

La surexploitation des fleuves et des nappes phréatiques, la pollution, le gaspillage, l'accroissement démographique et l'urbanisation anarchique pourraient transformer les pénuries d'aujourd'hui (moins de 1.000 m3 annuels par tête), qui touchent 250 millions d'habitants dans 26 pays, "en une gigantesque soif" touchant près des deux tiers de la population mondiale en 2050.

Plus d'un milliard d'individus n'ont pas d'accès à l'eau potable aujourd'hui et 2,4 milliards d'individus ne bénéficient pas de structures d'assainissement fiables. L'eau est la première cause de mortalité et de morbidité au monde de façon directe ou indirecte et trois millions d'enfants meurent chaque année avant 5 ans par manque d'accès à une eau potable.
Pour nourrir huit milliards d'hommes en 2025 et améliorer la situation sociale et sanitaire, 180 milliards de dollars doivent être investis chaque année contre 70-80 milliards actuellement. Le secteur privé, qui ne fournit actuellement qu'un quart du financement, devra être impliqué de manière croissante. Les ressources supplémentaires nécessaires (100 milliards de dollars par an) ne représentent qu'une heure et 40 minutes de transactions boursières.
Selon les estimations du dernier rapport sur l’Avenir de l’environnement mondial, GEO-3, plus de la moitié de la population mondiale court le risque de vivre dans des régions souffrant d’un grave manque d’eau d’ici à 2032. L’Asie occidentale qui comprend la Péninsule d’Arabie et les pays du Machrek, (Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Territoires palestiniens), sera vraisemblablement la plus touchée. Plus de 90 % de la population devrait vivre dans des régions « de stress hydrique grave » dans moins de 30 ans si des mesures ne sont pas prises d’urgence, conclut le rapport.
D’après GEO-3, la croissance démographique rapide, qui est dans certaines parties de la région de 3 % par an, déclenche des pénuries d’eau et un stress hydrique dans de nombreux pays. Plus de 80 % de l’eau est utilisée dans l’agriculture. La demande est supérieure à l’offre.
Les ressources anciennes en eaux souterraines, souvent irremplaçables, sont exploitées pour satisfaire la demande. Dans certaines régions, leur surexploitation conduit à la pénétration d’eau de mer dans les nappes, ainsi, la salinité des eaux souterraines dans certaines nappes aquifères côtières du Liban est passée, ces dernières années, de 340 à 22 000 milligrammes par litres.
Toutefois, plusieurs pays ont récemment commencé à faire des tentatives pour encourager l’utilisation efficace de l’eau en prenant par exemple des mesures de soutien aux systèmes d’irrigation modernes, de contrôle de la qualité et de gestion des approvisionnements en eaux souterraines. La réutilisation des eaux usées dans les pays du Machrek est passée de zéro au début des années 1970 à environ 51 millions de mètres cubes par an au début des années 1990.


Plus de un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 40% des 6,5 milliards d’êtres humains ne disposent pas de système d’assainissement de base. En 2000, la quasi totalité des dirigeants de la planète s’accordaient sur l’objectif de réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau.
Cinq plus tard, il n’y guère eu de changement. Or, l’eau devient une source de conflit un peu partout dans le monde, conflits dont Libération dresse la carte. Dans quelques cas il y a risque de conflit armé.
Interrogé à propos de ces tensions, l’ " hydropolitologue " Nguyen Tien-Duc, auteur de La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?, explique dans une interview que " rien n’est possible sans la volonté des Etats ".








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