dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

RETRAITES : Ensemble des régimes servant une pension aux personnes qui ont cessé l’exercice de leur profession ou servant une pension, aux personnes ayant atteint un âge déterminé, sans qu’elles aient l’obligation de cesser l’exercice de leur profession.
Les retraites sont d’un montant moins élevé que les revenus d’activités. On appelle le taux de remplacement le rapport de la pension au salaire de référence (celui qui sert de base au calcul de la retraite). Selon les pays, les systèmes de retraites sont organisés selon deux modalités différentes (qui peuvent coexister) ; il s’agit des retraites par répartition (cas de la France) et des retraites par capitalisation.
12.8 % du PIB finance les pensions de retraite. En 2040 en suivant une évolution constante, et en gardant le système d’aujourd’hui la part du PIB passerait à 18 %, soit 5 % de plus en 40 ans. De 1980 à aujourd’hui le PIB de la France (richesse créée par notre travail) est passé de 888 milliards à 1288 milliards, donc une augmentation de 45 % du PIB.
En 1980, la part des retraites était de 10.3 %, soit une augmentation de 2.5 % d’augmentation entre 1980 et aujourd’hui.
Les prévisions officielles prévoient le doublement de ce PIB dans les 40 prochaines années.
Les éxonérations de la part patronale des cotisations sociales sont passées de 1 milliard en 1983 à 18 milliards en 2002. En 20 ans le partage proportionnel des richesses créées a baissé de 13 % pour les salariés, et celle du capital a augmenté de 13 %


RETRAITES COMPLÉMENTAIRES : Régime de retraite obligatoire mis en place en 1947, d’abord pour les cadres, puis généralisé en 1958 à l’ensemble des salariés.
Le privé dispose pour l’essentiel de deux régimes : l’Arrco (Association ?pour le régime de retraite complémentaire des salariés) et l’Agirc (Association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres) qui complètent la retraite de base versée par la Sécurité sociale.
Au sens large, l’expression désigne l’ensemble des régimes complémentaires permettant aux salariés couverts par un accord ?de cotiser à des organismes privés ?en franchise d’impôt en vue d’une rente versée à partir d’un certain âge.

REVENU DE MENAGES : Ils se composent des revenus primaires liés à l’activité (salaires, et/ou revenus non salariaux) et liés à la propriété (loyers, dividendes).
Aux revenus primaires on retranche les impôts (directs, indirects), les cotisations sociales et on y ajoute enfin les prestations sociales.
L’Etat et la Sécurité Sociale modifient donc les revenus primaires en prélevant l’impôt et les cotisations et en redistribuant des prestations. On appelle ces mouvements (impôts, prélèvements, versements de prestations) les transferts sociaux.
Le solde entre le revenu primaire et les transferts sociaux est appelé revenu disponible.

REVENU NATIONAL : L’activité productive engendre des biens et des services et permet la redistribution aux agents économiques qui ont participé à la production. Ainsi, la création de richesses nouvelles mesurée par le PIB conduit à une redistribution.
Le revenu national se calcule donc à partir du PIB mais une partie de la production n’est pas mise en vente donc n’entraîne pas de revenus car elle est conservée par les entreprises pour renouveler l’outil de production (amortissement).
Une autre partie de la richesse nationale, constituée par l’impôt lié à la production n’est pas prise en compte dans le revenu national. Bien que l’impôt soit toujours redistribué et qu’il constitue de ce fait un revenu, les impôts de l’année N ne sont pas tous redistribués la même année alors que sont redistribués des impôts perçus les années précédentes.
C’est pourquoi les économistes excluent l’impôt versé au titre de la production du revenu national.
Enfin, le revenu national inclut les revenus reçus ou versés hors de France alors que le PIB se limite au calcul des richesses produites uniquement sur le territoire national.
Revenu National = PIB - amortissements
impôts liés à la production + solde des revenus reçus ou versés à l’extérieur.

documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse...

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