dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

PARTICIPATION : Pratiques idéologiques (discours) et économiques (formes de salaires) qui ont pour but essentiel de diffuser, répandre, populariser l'idée de collaboration de classes, en vue de faire accepter le procès d'exploitation.
La participation qui est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, consiste à distribuer, lorsque c'est le cas d'un point de vue comptable, à distribuer une infime partie des bénéfices aux salariés.

PATRIMOINE : Ensemble des biens, créances nettes et autres objets de valeur possédés par une personne, un groupe de personnes, une famille, etc., à une date donnée.

L’évolution des inégalités de patrimoine entre 2004 et 2010 selon l’INSEE. Entre 2004 et 2010, les 10 % les plus fortunés ont vu leur patrimoine moyen augmenter de 400 000 euros. Les 10 % les moins fortunés ont gagné 114 euros...
Entre 2004 et 2010, les 10 % des ménages les plus fortunés ont vu leur patrimoine moyen augmenter de 400 000 euros, passant de 840 000 à 1,2 million d’euros, soit + 47 %. Celui des 10 % des ménages les moins fortunés a augmenté de 114 euros (de 1 237 à 1 351 euros), soit + 9 %. Le patrimoine des ménages au milieu du gué, entre 40 et 50 %, a progressé de 36 000 euros, soit un gain de 45 %.
En 2004, la fortune des 10 % les plus riches était 680 fois plus élevée que celle des 10 % les plus pauvres, l’écart était de 840 000 euros. En 2010, c’est 920 fois plus et 1,2 million d’euros de différence.
Au cours des six dernières années, les écarts entre les fortunes se sont nettement creusés, alors même qu’entre 2008 et 2010 la valeur des actions a fortement chuté. Deux raisons principales expliquent ce phénomène : la hausse des écarts de revenus (qui permettent d’épargner) et celle des prix de l’immobilier.

L’immobilier dans le patrimoine
En 2010, le patrimoine brut des ménages est principalement constitué de biens immobiliers à 62 %. En France, six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale ou accédants à la propriété. C’est le cas de la quasi-totalité des 10 % des ménages les plus riches, contre seulement 22 % des 50 % de ménages les moins bien dotés en patrimoine. « L’achat de la résidence principale représente donc une étape importante dans la constitution d’un patrimoine », relève l’INSEE.

POLICY MIX : Combinaison de politique monétaire et budgétaire. Terme employé par les économistes pour déterminer la politique économique et monétaire d'un pays ou d'un groupe de pays.

Ainsi entre 2000 et 2004 la politique budgétaire expansionniste des Etats Unis a injecté l'équivalent de plus de 5 points du PIB en pouvoir d'achat supplémentaire. Le budget fédéral est passé d'un exédent de + 1,9 % à - 4,2 % pendant que les taux d'intérêts réels sont devenus négatifs.
Dans la zone Euro les budgets ont été pratiquement neutres pendant cette période et les taux d'intérêts sont restés positifs.
Pour de nombreux économistes la performence économique supérieure des Etats Unis est dûe à un meilleur "Policy mix", c'est à dire que c'est le déficit budgétaire des Etats Unis qui permet son développement au détriment des économies des autres pays.
Le déficit des avoirs étrangers nets aux Etats Unis atteint à la fin 2003 la somme de 2 431 milliards de dollars, soit 25 % du PIB, contre 3 % pour les pays de la zone Euro.
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POUVOIR D'ACHAT :La quantité de biens et de services qu'une certaine somme d'argent permet d'acheter. Le pouvoir d'achat de la monnaie évolue avec le temps et dépend du taux d'inflation. Si les prix montent, il diminue. Pour que le pouvoir d'achat d'une réponse connaisse une hausse, il faut donc que son revenu augmente plus que le prix des biens et des services.
Pour comparer le pouvoir d'achat des revenus entre des années différentes, on utilise souvent l'indice des prix à la consommation.


PRIVATISATION : Confier au secteur privé une activité relevant jusqu’alors du secteur public.
Vente totale ou partielle par l’Etat du capital d’une entreprise publique à des actionnaires privées.
Les privatisations réalisées ces dernières années ( Péchiney, Usinor, St Gobain, Rhône Poulenc, Banques, France Télécom, Renault…) se sont révélées le plus souvent économiquement désastreuses pour l’aménagement du territoire, pour les industries, l’intérêt général, et surtout pour l’emploi…

PRETEUR DE DERNIER RESSORT : Institution financière (banque centrale ou organisme international qui se verrait confier ce rôle) garantissant la fourniture de liquidité aux agents économiques quelles que soient les circonstances.
Le prêteur de dernier ressort permet, dans une situation de crise grave, le redémarrage d’une économie en rétablissant la confiance dans les institutions financières.

PRIVATISATION : Confier au secteur privé une activité relevant jusqu’alors du secteur public.
Vente totale ou partielle par l’Etat du capital d’une entreprise publique à des actionnaires privées.
Les privatisations réalisées ces dernières années ( Péchiney, Usinor, St Gobain, Rhône Poulenc, Banques, France Télécom, Renault…) se sont révélées le plus souvent économiquement désastreuses pour l’aménagement du territoire, pour les industries, l’intérêt général, et surtout pour l’emploi…

PRODUCTIVITE : quantité de richesse produite par une unité de ressource utilisée. On distingue la productivité du travail généralement calculée en volume par heure de travail puis celle du capital calculée par unité de capital mise en œuvre. Enfin la productivité globale qui combine les deux facteurs précédents. Les outils de maîtrise de la productivité du travail étant plus aisée à manier dans une période ou la demande de travail est nettement supérieure à l’offre, on a tendance, lorsqu’on parle de productivité, de n’évoquer que celle du travail.

PRODUIT INTERIEUR BRUT : Le PIB est la somme des valeurs ajoutés (biens et services) réalisés annuellement sur le territoire national par les entreprises d'un pays, quelle que soit leur nationalité. PIB = somme des valeurs ajoutées + TVA + droits de douane

LE PRODUIT NATIONAL BRUT : Le PNB, ou Produit National Brut, est la somme de la valeur monétaire de tous les biens et services finis produits sur une année par un pays. Les marchés financiers font très attention aux variables qui le composent.
Si le PNB croît trop vite, les autorités monétaires craignent que trop de monnaie circule, une situation qui se traduit par de l'inflation. Elles réagissent en augmentant les taux d'intérêt, le coût du crédit et en faisant des pressions à la baisse sur les dépenses et sur l'activité économique en général.

documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse, TV5 Monde, l'Humanité...

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