dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

OBLIGATION : Titre négociable nominatif ou au porteur remis par une société à ceux (personnes morales ou physiques) qui lui prêtent des capitaux. L’obligation est un titre de placement mais pas un titre de participation. Contrairement à l’action, le fait de détenir des obligations d’une société ne donne aucun droit de regard sur son administration.
Une obligation est une dette. Pour financer leurs investissements commerciaux, les entreprises ont deux choix. Soit emprunter des fonds, soit émettre des actions. Quand elles empruntent, elles ont souvent recours aux obligations. En achetant une obligation, elles prêtent une somme d'argent à l'émetteur de l'obligation et celui-ci contracte une dette. Par conséquent, l'émetteur (ou vendeur de l'obligation) est emprunteur et l'investisseur (ou acheteur de l'obligation) est prêteur.

OCDE : L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais OECD : Organisation for Economic Co-operation and Development) est une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres, principalement des pays développés, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d'assemblée consultative.
L'OCDE a succédé à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) qui a existé de 1948 à 1960 et qui a joué un rôle important dans l'exécution du plan Marshall.
En 2007, l'OCDE compte 30 pays membres, regroupe plusieurs centaines d'experts dans ses centres de recherche à Paris (le siège est au Château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

OFFSHORE : Littéralement «zone extraterritoriale»; désignait initialement les extractions pétrolières maritimes situées en dehors des zones territoriales, donc n'appartenant à aucun Etat. Par extension, désigne désormais les organismes financiers installés dans des zones où aucun contrôle sérieux de l'activité des sociétés qui s'y installent n'est effectué et où les impôts prélevés sur l'activité sont nuls ou dérisoires.
Une société qui crée une filiale offshore ne cherche pas seulement un paradis fiscal (le Luxembourg conviendrait alors), mais surtout une grande discrétion et une grande liberté quant aux opérations effectuées (absence de publicité, non-obligation d'information, non-déclaration, etc.). Ce sont donc des places privilégiées pour le blanchimentde l'argent sale.
Certains micro-états (les îles Vierge, les îles Caïmans, les îles Vanuatu...) en tirent une partie importante de leurs ressources. Elles portent une responsabilité importante dans la crise financière de 2008, dans la mesure où c'est dans de telles zones qu'a été confectionnée une partie importante des titres spéculatifs qui sont à l'origine de cette crise.


OLIGARICHIE FINANCIERE : Couche sociale dominante au sein de la bourgeoisie capitaliste constituée par une infime minorité d'individus qui domine l'ensemble de l'économie par le contrôle personnel ou financier de plusieurs groupes du capital financier.
A l'origine l'oligarchie était une forme de régime politique qui s'est développée en Gréce antique lorsque certaines citées se sont laissées gouverner par un petit nombre d'individus (propriétaires terriens ou grandes familles...).

OLIGOPOLE : Situation de concurrence imparfaite dans laquelle un petit nombre de vendeurs fait face à une multitude d'acheteurs.
Lorsque quelques vendeurs se partagent le marché, on se trouve en situation d'oligopole. Chaque vendeur peut influencer le marché par le prix ou la qualité de l'offre. Afin d'éviter une concurrence néfaste (guerre des prix), les opérateurs en position d'oligopole cherchent généralement à s'entendre (même si officiellement, ces ententes sont interdites). En France, on se trouve en situation d'oligopole dans certains domaines d'activité comme par exemple avec la distribution d'eau potable, la grande distribution, la téléphonie...
L'ouverture à la concurrence de marchés protégés comme notamment ceux des entreprises publiques amène dans un premier temps une guerre tarifaire entre les différents opérateurs laissant ensuite le marché « ouvert » sous la domination d'un nombre très restreint d'agents d'où oligopole. Ce processus peut être très rapide (téléphonie) ou plus long (transport aérien).

OMC : Organisation Mondiale du Commerce (WTO en anglais) : Organisation internationale qui se substitue au GATT en 1995 et dont les objectifs sont d’assurer le respect des règles commerciales internationales de surveiller et de réprimer les pratiques déloyales par le biais de l’ORD (Organe de règlement des différends) véritable « tribunal international du commerce ».
L’organisation compte 142 pays membres. Une conférence réunit l’ensemble des pays membres tous les deux ans. Le principe est : 1 pays = 1 voix.
Les dossiers en cours de l’OMC sont les services et l’agriculture.
L’OMC focalise (à juste titre) beaucoup de critiques. Il faut cependant veiller à ne pas confondre l’effet de la cause. Par comparaison, on peut se désoler du faible rôle joué par l’ONU mais il ne viendrait à personne l’idée de remettre en cause cette organisation. Il en est de même pour l’OMC qui a le mérite de légiférer dans un domaine où l’on prône plutôt la déréglementation.
Pour autant tout n’est pas parfait. L’unilatéralisme des Etats Unis a de beaux jours devant lui face à une Europe divisée. Il y a par ailleurs collusion d’intérêts entre les pays du Nord (EU, CEE) notamment en ce qui concerne le dossier agricole.
Enfin, les états les plus pauvres de la planète ont à peine les moyens d’envoyer un délégué au sommet tous les deux ans alors que les pays riches entretiennent à l’année des fonctionnaires pour préparer les dossiers.
L’OMC est donc un miroir des inégalités du globe toutefois, depuis le sommet de Seattle en 1999, les pays pauvres relèvent davantage la tête. Au dernier sommet de Cancùn, un groupe de 21 pays du Tiers Monde a fait pression pour réclamer un moratoire sur les aides à l’exportation des agricultures du Nord.
Ce n’est qu’un tout petit début et on est encore loin de la remise en cause de l’essence libérale de l’organisation.


documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse, TV5...

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