dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie


MONNAIE : On distingue traditionnellement trois fonctions à la monnaie :
Intermédiaire des échanges, c’est sa fonction première. Après le troc, les hommes ont convenu d’une valeur commune (souvent des métaux précieux) servant d’intermédiaire.
La monnaie est une unité de compte qui permet de comparer sur une échelle de valeurs des biens et des services très différents, c’est là sa deuxième fonction.
La monnaie enfin est un instrument de réserve pouvant être épargné en vue d’effectuer des achats ultérieurs.

La forme de la monnaie varie, on distingue :
La monnaie divisionnaire (pièces métalliques) qui en est la forme la plus ancienne. La pièce contenant initialement un poids de métal précieux qui en déterminait la valeur.
La monnaie fiduciaire (billets de banque) est elle basée sur la confiance, le billet n’ayant plus une valeur marchande intrinsèque mais la représente seulement.
La monnaie scripturale (chèques, virements bancaires, cartes bancaires, effets de commerce). Avec ce moyen de paiement, l’argent circule directement d’un compte de dépôt à l’autre. La matérialisation de l’échange étant ici limitée à sa plus stricte expression.

On assiste à une dématérialisation de la monnaie puisque les billets de banque se sont substitués aux pièces dès la seconde moitié du XIX° siècle, puis les chèques ont peu à peu remplacé l’usage des billets dans la seconde moitié du XX° avant d’être détrônés petit à petit par les moyens de paiement électroniques.
Cette dématérialisation, poussée par les banques, ne va pas sans poser de problèmes d’éthique et de liberté individuelle. Avec la carte bancaire, il est possible de suivre en temps réel le déplacement d’un individu. Le lancement de moyens de paiement électronique pour les petites dépenses (Monéo) aggrave cette situation. A terme les banques rêvent de s’affranchir totalement de la monnaie classique au profit de la monnaie électronique et ce uniquement pour des raisons financières (suppression des guichets, des transferts de fonds, du traitement des chèques).

Cette dérive associée à la paranoïa sécuritaire pourrait rapidement s’avérer liberticide car dans cette hypothèse, aucune transaction si minime soit-elle n’échapperait au contrôle généralisé. Aux excès déjà pointés par les associations de consommateurs (harcèlement marketing ciblé sur vos habitudes d’achat) s’ajouterait le risque de l’usage que pourrait faire de cet outil les forces de l’ordre d’un régime fascisant.

La monnaie se définit comme l’instrument légal des transactions : sur le plan intérieur (national ou à l’intérieur d’une zone plus vaste comme la zone Euro). Sur le plan international, la valeur de la monnaie est soumise aux variations pouvant intervenir entre les autres monnaies. On distingue deux types de devises :
Les monnaies convertibles, (c’est le cas des principales devises €, Yen, £,$ ….) qui sont immédiatement changeables en une autre monnaie convertible au même cours quel que soit le sens de l’échange (ex. .avec 1 € j’ai 0,95$, avec 1$ j’ai 1,05€)
Les monnaies non convertibles, c’est le cas des monnaies de la majorité des pays du Sud pour lesquelles sont fixées un cours officiel d’achat (ex. 1€ achète 50 yuan chinois) et un cours officiel de revente (100 yuan achètent 1€).
Ce double cours est pratiquement toujours doublé d’un cours au noir. Ce système permet à des pays faibles de protéger leur économie nationale.
Le FMI et la Banque Mondiale se sont attelés à supprimer cette forme de protectionnisme sans que les monnaies ainsi «libérées» ne gagnent en reconnaissance internationale (quelle banque parisienne échangerait contre des euros un bolivar ou un dollar libérien ?.

documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse, Sciences humaines...

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