dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

EURO : Unité monétaire principale de 12 des 15 pays de l'Union européenne (un euro est divisé à cent cents).
La zone a été créée en 1999 par onze pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, rejoints par la Grèce en 2001, par la Slovénie en 2007, par Chypre et Malte en 2008, par la Slovaquie en 2009 et l’Estonie en 2011.

EUROBOND : C'est un instrument de dette négociable et commun à plusieurs pays de la zone euro. Il sera, dans une première phase, strictement franco-allemand, avant d’être étendu à tous les membres de l’Eurogroupe.
Assurant le financement de projets communs précis dans un premier temps, les Eurobonds ont vocation à se substituer progressivement aux émissions nationales, couvrant, à terme, les dépenses courantes des Etats.
Le produit de ces émissions obligataires, émises par une agence commune, sera redistribué aux Trésors nationaux sur la base d’un échéancier budgétaire pluriannuel élaboré en concertation par les différents pays impliqués.

L'euro, monnaie européenne a été mis en place le 1er janvier 1999. Jusqu'au 31 décembre 2001, il n'existait que sous forme scripturale.
Les pièces et les billets en euros ont été mis en circulation le 1er janvier 2002. Un euro équivaut à 6,559 57 francs français.

EUROGROUPE : Crée en 1997 l'Eurogroupe rassemble de manière mensuelle les ministres des finances des Etats membres de la Zone euro pour y coordonner leurs politiques économiques.
Il est actuellement présidé par le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

EXCLUSION SOCIALE : Difficulté d’intégration d’un individu à la société.
C’est une rupture du lien social d’individus atomisés ayant rompu avec les groupes de base tels le travail, le voisinage, la famille, perdant ainsi les repères sociaux qui les maintenaient insérés au tissu social. La perte du lien social s’accompagne d’une image de soi dévalorisée.
En France, l’exclusion sociale est surtout représentée par les SDF (sans domicile fixe).
L’exclusion est le facteur d’un cumul de handicaps sociaux dont le point de départ est toujours la perte d’emploi. Si l’individu est fragilisé (absence de diplômes, dévalorisation de soi) il s’en suit une installation dans le chômage durable appelé aussi chômage d’exclusion, puis une destruction de la cellule familiale et enfin la perte du logement.
La réponse à l’exclusion sociale ne peut se limiter à une aide financière. Les actions à entreprendre doivent à titre préventif se déclencher bien en amont du processus fatal. La réintégration doit surtout s’attacher, outre l’aide matérielle à fournir le temps nécessaire, à revaloriser l’individu.
En définitive, l’exclusion sociale témoigne surtout d’un défaut d’intégration de la société.


EXTERNALISATION : Action pour une entreprise de faire réaliser par d’autres tout ou partie des tâches ne relevant pas de son activité principale.
Pendant longtemps, les entreprises ont préféré effectuer elles mêmes les tâches annexes à leur activité principale ceci afin de s’affranchir des fournisseurs. La palette d’activités exercées par une entreprise peut parfois aller très en amont de l’activité principale comme l’entretien des bâtiments ou la production d’électricité à la SNCF.
Les nouvelles orientations des entreprises dans un contexte d’offre de plus en plus étendu et aussi de recherche de réduction de coûts amène ces dernières à recentrer leur activité et de confier à des prestataires extérieurs le soin des prestations non directement liées à l’activité principale. Là aussi, on peut parfois aller très loin dans l’externalisation comme par exemple la sous-traitance de la paye.

Aux contraintes économiques et juridiques expliquant la sous-traitance, (exacerbation de la concurrence, séparation des activités et non-péréquation entre elles), s’ajoute surtout une recherche effrénée de limitation des coûts salariaux et aussi de division des grands ensemble salariés (par la création de filiales par exemple) afin de limiter les mouvements sociaux.
L’externalisation présente aussi des inconvénients notamment en matière de réactivité, les personnels chargés des tâches sous traitées n’étant pas toujours sur place. Les économies ainsi réalisées ne sont pas réellement estimées, on observe en effet qu’une part non négligeable des travaux sous traités sont réalisés par le personnel de l’entreprise en lieu et place des tâches pour lesquelles ces personnels sont employés.


documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse, Le pacte des rapaces, Institut Montaigne...

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