dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

DEPOT : Dépôts à vue : Fonds déposés par les agents économiques dans les banques et restant disponibles à tout moment pour un retrait.
Dépôts à terme : Fonds déposés qui ne peuvent être retirés avant un certain délai.

DEREGLEMENTATION : Suppression des règles qui encadrent la production de biens et services afin de favoriser le marché et l’offre privée.
Le but est de permettre à des sociétés étrangères l’entrée sur un marché. Il en résulte une fragilisation du secteur national ainsi touché. Les déréglementations s’attaquent principalement aux protections sociales et environnementales. On observe dans la plupart des cas où la déréglementation a été poussée à l’extrême (Argentine, Mexique), une paupérisation de la population et la déliquescence du rôle de l’état.

DETTE PUBLIQUE : Ensemble des engagements de l'Etat qui englobe non seulement les dettes auxquelles l'Etat doit faire face en vertu d'emprunts qu'il a fait (obligations d'Etat, bons du trésor) ou de pensions dont il doit assurer le service, mais aussi les versements qu'il doit faire pour payer ses fonctionnaires et ses fournisseurs.
La dette publique française est passée de 91 milliards d'euros en 1980, à 897 milliards d'euros en 2002. L'Etat la "finance" en émettant des obligations d'Etat (des titres de dettes) sur les marchés de capitaux. L'accumulation de ces dettes commence à faire peur aux capitaux internationaux.

DEVELOPPEMENT DURABLE :
Développement qui répond aux besoins présents d’un pays sans compromettre la capacités des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Cette notion met en évidence les limites de certains modes de croissance et de développement qui dégradent irrémédiablement le patrimoine naturel de l’humanité.
C’est un modèle de développement qui prend en compte les contraintes de l’environnement (réduction des gaspillages de ressources naturelles, préservation de l’environnement etc…).
Le développement durable est vital pour l’avenir de notre planète. Pourtant cette notion se heurte aux intérêts contradictoires des grands groupes financiers et industriels à la recherche de profits immédiats, de l’attitude des Etats Unis peu préoccupés de notre devenir commun, comme le prouve le refus de ne pas signer les accords de Kyoto sur l’environnement.


DISTRIBUTION : Ensemble des activités économiques dont la fonction est un intermédiaire entre la production et la consommation en vue de mettre les biens et les services à la disposition des consommateurs.
On distingue trois types d’activité liées à la distribution que sont le commerce de gros, le commerce de détail et, nouvel acteur depuis la fin des années 60, la grande distribution qui tend à supplanter le commerce de détail et s’affranchit des services du grossiste.

Originaire des Etats Unis, la grand distribution est à l’origine d’immenses bouleversements qui dépassent et de loin notre seul rapport avec le commerce de distribution.
Implantés non plus à proximité des consommateurs mais hors des villes, cette forme de distribution impose au consommateur la possession d’un véhicule pour pourvoir à son approvisionnement et induit, malgré l’apparente simplicité et rationalité du système, un accroissement du temps consacré aux achats par les ménages.
Même s’ils participent par l’impôt aux infrastructure d’accès à leurs centres, les grands distributeurs, de part leur implantation, obligent les collectivités locales à de gros efforts financiers pour participer à l’entretien du réseau routier d’accès.
On observe aussi une inégalité d’accès à la consommation au détriment de ceux ne possédant pas de véhicule ou ne pouvant se déplacer en raison de leur âge ou de leur état de santé. Cette inégalité, dénoncée dans les campagnes existe tout autant en milieu urbain.
La grande distribution est un véritable gâchis écologique non seulement de part les déplacements qu’elle génère mais aussi de part l’utilisation d’emballages inutiles et coûteux pour le consommateur.
Très puissants, les grands distributeurs ne se contentent pas d’influencer le public à l’aide d’un marketing agressif mais exercent aussi de fortes pression sur les décideurs politiques. Les normes des distributeurs entraînent une standardisation des produits de consommation, nuisent à la diversité de la production et sont à l’origine des importations à bas prix de produits manufacturés dans le Tiers Monde au détriment des industries locales.
Le commerce de proximité ne peut bénéficier des conditions imposées par les grands distributeurs à leurs producteurs que ce soit en terme de prix ou de délais de paiement. Il s’agit donc là d’une concurrence déloyale qui ne semble pas émouvoir outre mesure les pouvoirs publics. Une étude récente de l’observatoire de la concurrence indique qu’un emploi créé dans la grande distribution induit la suppression de 5 emplois dans le commerce de détail.
Enfin, les entreprises de grande distribution ont largement contribué à la régression sociale observée ces dernières années, souvent en contravention flagrante avec le droit du travail.
Compte tenu de l’influence qu’elle exerce sur notre vie quotidienne, une remise à plat des pratiques et la création d’une notion de service public de la distribution s’imposent

documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse...

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