dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

CONTREFACON : La contrefaçon se définit comme la reproduction ou l’utilisation totale ou partielle d’une marque, d’un dessin, d’un modèle, d’un brevet ou d’un droit d’auteur sans l’autorisation de son titulaire et constitue ainsi la violation d’un droit de propriété intellectuelle reconnu.
On estime le poids économique de la contrefaçon entre 7 et 9% du commerce mondial. En Europe, 100 millions de produits ont été saisis en 2001 (contre 70 millions en 2000 et 25 millions en 1999). Les principaux pays d’origine sont la Chine, la Thaïlande et la Turquie. Les principaux produits contrefaits concernent les textiles (21%), l’horlogerie (9%) et les chaussures (5%). Les produits de luxe sont en baisse constante depuis cinq ans et ne représentent plus que 2%. D’autres produits sont par contre en constante augmentation, il s’agit notamment des pièces et équipement automobile et des logiciels.
Les données citées sont issues des études des Douanes Françaises, elles partent des saisies opérées par leur services, de recoupements avec des informations émanant des services de Police et enfin des écarts entre le taux d’équipement des ménages pour un produit donné (source INSEE) et le marché du produit en question. Si l’écart est important, on peut supposer soit un marché parallèle, soit une contrefaçon.

CREDIT CRUNCH : C'est le grand risque actuel. De peur de ne pouvoir se faire rembourser, les banques rationnent leur offre de crédit, ce qui passe par une hausse des taux aux entreprises. Pourtant, les crédits sont nécessaires à l'activité des firmes, pour pouvoir investir. Une absence d'investissement a pour conséquence un ralentissement de la croissance, et donc une augmentation du chômage et une stagnation des salaires.

CRISE FINANCIERE : Changement rapide. Le procéssus d'interconnexion des marchés de capitaux, au niveau national et international, conduit à l'émergence d'un "marché unifié de l'argent à l'échelle planétaire". On parle de "globalisation financière". Les montants brassés sont colossaux (1500 milliards par jour en 1998), soit l'équivalent de la richesse produite en France en une seule année.
Les spéculateurs en principe scrutent la réalité économique de l'entreprise pour y découvrir la vraie "valeur". Les évolutions boursières devraient refléter les évolutions réelles.
Ceci n'empêche pas des bulles spéculatives qui se caractérisent par un écart significatif à la hausse du cours des titres par rapport à la vraie "valeur". Ces bulles ont un dénominateur commun : la perte de mémoire. Mal informé de l'évolution de cette vraie "valeur", certains spéculateurs "miment" le comportement d'autres intervenants supposés mieux informés...Le cours des titres grimpe alors sans limite.
La découverte de la réalité économique des entreprises entraîne soudain la chute brutale des cours. Une énorme perte de confiance a conduit ainsi à l'effondrement des valeurs technologiques. Le dévoilement de malversations comptables de grandes sociétés dont Enron, WorldCom, Xerox, Vivendi, Parmalat, Addeco a également entraîné la chute brutale des valeurs des ces entreprise. La crise finanière éclate alors.
Les crises financières se propagent d'autant plus rapidement qu'il existe désormais une interdépendance poussée entre les marchés...Elles peuvent avoir des conséquences économiques et sociales très lourdes pour les pays touchés.
Jusqu'à présent, les crises ont réussi à être contenues grâce aux interventions in extremis du FMI ou de la Réserve fédérale américaine. Il reste que leurs capacités de réaction, en matière de ressources financières ne sont pas infinies.

documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse, Sciences humaines...

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