dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

CAMELOTAGE (ou camelotisation) : Néologisme destiné à remplacer l’anglicisme merchandising. Ce terme, surtout employé par les alermondialistes, désigne l’action de susciter un besoin et de créer un produit à partir d’un produit déjà existant. On trouve les meilleurs exemples de camelotage avec les produits dérivés, on peut trouver une autre illustration de ce mot avec les gadgets.
Il y a fort à parier que le mot ne s’imposera pas de sitôt chez les mercanticiens (ou marketeurs).

CAPITAL : le capital économique est un actif, patrimoine d’un agent économique susceptible de lui procurer un revenu. Le capital technique est l’ensemble des moyens de production durables dont dispose l’entreprise (bâtiments, terrains, machines, etc.).
Valeur qui permet dans certaines conditions historiques, par l’exploitation des travailleurs salariés, l’obtention de la plus-value.
Cette dernière définition marxiste est loin d’être dépassée. De nombreux exemples pris dans l’actualité quotidienne en démontrent la pertinence.

CAPITALISME : Régime social caractérisé par le travail salarié, qui traduit le rapport fondamental capital/travail, l'un des termes s'incarnant dans la propriété privée des moyens de production et d'échange par la classe capitaliste, et l'autre renvoyant à la force de travail, devenue marchandise et, de ce fait, obligée d'être vendue contre un salaire par ses détenteurs, les ouvriers. La loi fondamentale du capitalisme, c'est la production toujours accrue de plus-value provenant de l'exploitation du travail salarié.
Système économique caractérisé par la propriété privée des moyens de production ainsi que par l'accumulation du capital.

CARTEL :Groupement de monopoles (ou quasi-monopoles) privés se partageant le marché intérieur en s’assurant la possession, plus ou moins absolue, de toute la production.
Un cartel est une entente non écrite entre grandes entreprises. Plus un marché est au main d’un petit nombre d’entreprises puissantes, plus le risque de constitution d’un cartel est grand. L’objectif d’un cartel est de parvenir à fixer unilatéralement les prix en fonction des intérêts communs de ses membres. Toutefois, la domination du cartel s’exerce par le contrôle de tous les aspects d’un marché : contrôle des capitaux et des investissements, contrôle de la main d’œuvre et contrôle des sources d’approvisionnement afin de parvenir au contrôle du marché.
Théoriquement interdits dans l’Union Européenne en vertu de la libre concurrence sensée s’y exercer, les cartels y sont en fait très présents surtout -ironie de l’histoire- dans les domaines privatisés issus des anciens monopoles publics (télécoms) et aussi dans les domaines d’activité récemment déréglementés (banques, assurances).
La libéralisation de certains secteurs (à terme tous les secteurs d’activités sont visés dans l’UE) est présentée comme la liberté offerte au consommateur d’influer sur les prix et la qualité. La concurrence contraignant les entreprises à offrir mieux et moins cher pour rester sur le marché.
Dans la pratique, les investissements colossaux nécessaires pour entrer sur des marchés hautement technologiques et complexes comme les télécoms limitent le nombre d’intervenants. Une opacité de la tarification donne au consommateur l’illusion du choix alors que la qualité du service est sacrifiée. Dans d’autres domaines comme les banques, la multiplicité de l’offre n’empêche pas une surtarification appliquée par tous les acteurs rendant caduc le jeu de la concurrence.
Mais c’est dans le secteur de la distribution que le contrôle et les pressions du cartel (Promodes-Leclerc-Carrefour) s’appliquent dans toute leur brutalité et sur tous les acteurs (producteurs, salariés, pouvoirs publics et bien entendu consommateurs).


CASH-FLOW : Capacité d'autofinancement, ou marge brute d'autofinancement (MBA), notion de capacité d'autofinancement.
Celle-ci désigne la capacité bénéficiaire de l'entreprise, c'est à dire l'ensemble des ressources internes dont elle pourait à la limite disposer pour financer son activité. La capacité d'autofinancement ajoute ainsi à l'autofinancement les bénéfices distribués aux propriétaires, puique les dirigeants pourraient faire le choix de mettre en réserve pour l'entreprise elle même l'ensemble des bénéfices.

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT = AUTOFINANCEMENT + BENEFICES DISTRIBUES

Ainsi les groupes qui forment le CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris, ont versé 22,26 milliards d'euros sous forme de dividende au titre de l'exercice 2004 (contre 15,08 en 2002).
Disposant de liquidités importantes (cash-flow) ces sociétés ont trois solutions :
1 - rétribuer leurs actionnaires à travers les dividendes ou des rachats d'actions ;
2 - s'engager dans des projets d'investissement ;
3 - se lancer dans des opérations de fusions d'actions.
Plus du tiers des bénéfices ont été distribué aux actionnaires, et une partie importante en fusions-acquisitions (en pointe Pernod Ricard en achetant Allied Domecq, Total en rachetant le canadien Deer Creek Energy, S Gobain en lançant une offre sur le britanique DBP).
Le revers de la médaille est le niveau d'investissement des groupes qui reste bas est qui est le seul capable à développer l'économie et créer des emplois.


documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse...

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