dictionnaire économique
Définitions des principaux termes employés en économie

BOURSE : Lieu permettant la confrontation des vendeurs et des acheteurs pour un produit donné.

On distingue :
Les Bourses de commerce : où se négocient les produits de base et les matières premières
Les Bourses de valeurs : marché où s’échangent les valeurs mobilières (actions, obligations).

Par marché financier au sens large on entend
Le marché primaire : qui ne concerne que les émissions d’actions et d’obligations (une entreprise recherchant des capitaux émet des actions ou des obligations, l’Etat émet des obligations) Les épargnants achètent alors des actions ou des obligations nouvellement émises.

Le marché secondaire concerne l’échange de valeurs déjà émises. C’est de loin l’activité la plus importante de la Bourse. C’est sur ce marché que varient les prix des valeurs mobilières (appelés cours) selon que la demande pour un titre est plus ou moins forte. Le cours peut alors s’écarter très fortement de la valeur d’émission.

Les différents marchés boursiers :
Le premier marché (autrefois appelé cote officielle) regroupe les grandes entreprises françaises et étrangères. Ce marché se caractérise par deux modes de fonctionnement le règlement au comptant qui est la règle depuis 2000 et le service du règlement différé (SRD) qui permet pour quelques grandes sociétés le règlement à terme. Le SRD permet de spéculer avec des sommes que l’on ne possède pas.

Avec le second marché créé en 1983, les entreprises plus modestes peuvent elles aussi être cotées pour pouvoir faire appel à l’épargne publique sans avoir à supporter les contraintes des entreprises cotées au premier marché. Pour accéder au second marché, les entreprises doivent mettre à disposition des investisseurs au moins 10% de leur capital. C’est ce que l’on appelle le flottant. Le marché libre (appelé encore hors cote) est un marché d’accès encore moins réglementé que les précédents. Toute action peut être cotée sur le marché libre.

Le nouveau marché créé en 1996 est destiné à faciliter l’accès aux capitaux de jeunes sociétés ayant une activité liée aux nouvelles technologies.
Les marchés dérivés offrent des produits permettant à un détenteur de titres de se couvrir des fluctuations de cours. Les contrats représentent une promesse d’acheter ou de vendre à terme un titre donné à un prix convenu.

Le Marché à Terme International de France (MATIF) permet de se protéger des fluctuations des taux d’intérêt. Le fonctionnement de ce marché suppose que l’agent cherchant à se protéger trouve en face de lui un investisseur prêt à prendre le risque financier de variation défavorable des taux. La contre partie du risque étant l’espoir de réaliser des gains importants.

Organisation et surveillance de la Bourse : Les sociétés de bourse (qui ont remplacé les agents de change en 1988) sont des organismes financiers souvent filiales de banques détenant le monopole des opérations réalisées en bourse.
Notons que ce sont des filiales d’organismes financiers privés qui ont remplacé les agents de change officiers ministériels alors seuls détenteurs du monopole des opérations boursières.
Le Conseil des Marchés Financiers (CMF) assure la tutelle des sociétés de bourse.
La COB (Commission de Opérations de Bourse) est un organisme public indépendant qui assure le bon fonctionnement du marché, est garante de la bonne information des épargnants et de la transparence des opérations. Elle peut refuser son visa pour un produit d’épargne, recevoir des plaintes, enquêter et sanctionner.

A quoi sert la Bourse ? Elle permet la rencontre entre les épargnants et les agents économiques recherchant des fonds. Le marché financier joue pleinement son rôle lorsqu’une épargne nouvelle est investie dans une entreprise permettant ainsi le développement de l’économie.
Malheureusement, le caractère spéculatif de la Bourse fait que beaucoup d’argent tourne en vase clos d’un titre à l’autre au gré des promesses de profit immédiat (que ce soit à l’intérieur d’une même place financière ou entre différentes places). Les entreprises, pour conserver leur capital doivent céder aux exigences de fort rendement des actionnaires au détriment de l’emploi de la recherche et de l’innovation.

Sur 2,9 millions d'entreprises en France, seules 749 sont cotées en Bourse qui représentent moins de 10 % des salariés. Le montant des transactions à la Bourse de Paris représentait 1118,5 milliards en 2001, 884,1 en 2003, 1108,7 en 2005. Le besoin de financement des entreprises était en 2005 de 107,5 milliards. La Bourse a plus un rôle de spéculation que d'investisseur.

documents utilisés : dictionnaire économique et social (éditions sociales), dictionnaire d'économie (Hatier), Larousse, Hachette..., commentaires Mosaïque-Oikonomia

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