Courbet, le peintre
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"COURBET, LE PEINTRE DE LA COMMUNE"
Courbet Gustave Peintre français (Ornans 1819 - La Tour-de-Peilz, Suisse, 1877).
Le peintre de la Commune de Paris

Fils d'un fermier aisé, Courbet montre peu de goût pour les études. Il suit des cours de dessin à Besançon à partir de 1839, vient à Paris et se forme lui-même à la peinture.

Un de ses premiers autoportraits, Portrait de l'artiste, ou Courbet au chien noir (1844, Paris, Petit Palais), manifeste une sensibilité encore romantique. Mais, républicain dont les convictions sont renforcées par la révolution de 1848, Courbet se veut du peuple par son comportement et sa peinture. Il peint sans indulgence, et avec une franchise souvent brutale, les hommes qui l'entourent, et cette conception toute nouvelle aboutit au scandale d'Un enterrement à Ornans (1849-1850, Paris, musée d'Orsay), présenté au Salon de 1850-1851, qui choque autant par la " vulgarité " des personnages que par l'âpreté violente des contrastes de tons. Courbet, accusé de cultiver la laideur, est traité de " réaliste ", alors que pour lui le réalisme est la peinture de la réalité contemporaine telle que le peintre la voit (Les Cribleuses de blé, 1855, Nantes, musée des Beaux-Arts).

Ainsi peint-il, sans poésie mais souvent avec une puissance sensuelle, ses modèles féminins : Demoiselles des bords de la Seine (1856-1857, Paris, Petit Palais) ou Le Sommeil (1866, Paris, Petit Palais). L'Origine du monde, gros plan sur un sexe féminin, est conservée au musée d'Orsay. Il n'hésite pas non plus à transformer le quotidien en " allégorie réelle ", mêlant la réalité et le rêve dans l'immense composition de L'Atelier du peintre (1855, Paris, musée d'Orsay), dont les personnages symbolisent une synthèse du siècle. L'audace de telles œuvres et les remous qu'elles suscitent dans les expositions que Courbet organise lui valent une notoriété qui s'appuie sur les qualités techniques qui apparaissent dans ses portraits et dans ses nombreux paysages, notamment du Jura.



Refusant avec éclat la Légion d'honneur en 1869, il participe ensuite à la Commune de Paris. Accusé d'avoir provoqué le déboulonnement de la colonne Vendôme, il est condamnéà six mois de prison. Un second jugement lui imposant de restaurer le monument à ses frais, il se réfugie en Suisse près de Vevey ; ses biens sont saisis. Il meurt ruiné, après avoir peint encore quelques œuvres qui apparaissent comme son testament (Autoportrait à Sainte-Pélagie, v. 1874, musée d'Ornans ; Panorama des Alpes, 1877, musée de Cleveland).



GUSTAVE COURBET
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