cinéma passion
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CINE PASSION
le train sifflera trois fois-the kid-E.T l'extra terrestre-8 femmes- Good bye Lenin !

L'AUBERGE ESPAGNOLE
DE CEDRIC KLAPISCH (2002)
avec ROMAIN DURIS, CECILE DE FRANCE, AUDREY TAUTOU, JUDITH GODRECHE
LE SUJET
Xavier part à Barcelone pour finir ses études en sciences économiques. Il déniche dans le centre ville un appartement qu'il va devoir partager avec sept autres personnes, toutes étudiant dans un pays d'Europe différent. Il y a là un Italien, une Anglaise, une Belge, un Danois, un Allemand, une Espagnole et un Turc...
LA CRITIQUE
Une excellente comédie de jeunes qui ne les prend ni pour des idiots ni pour des obsédés sexuels. Cédric Klapisch prouve qu’il est peut-être le meilleur observateur de la jeunesse, et a offert un rôle en or à Judith Godrèche, tout bonnement incroyable.

LES RISQUES DU METIER
de Andre Cayatte (1967)avec Jacques Brel, Emmanuelle Riva, Jacques Arden, ...
LE SUJET
M. Doucet, instituteur dans une petite ville de Normandie, est accusé par la fille du garagiste, Catherine Roussel âgée de 14 ans, d'avoir tenté de la violer. Le maire alerté par les parents se montre sceptique car Doucet et sa femme Suzanne, qui enseignent dans la ville depuis plusieurs années, jouissent de la meilleure réputation. Doucet nie les faits.

Les Roussel portent plainte. Au cours de l'enquête menée par les inspecteurs Lambert et Michaux, ceux-ci apprennent par une élève que le jour de la fête du village une de ses camarades, Hélène Arnaud, serait partie peu après le départ de M. Doucet dans la même direction. Hélène interrogée commence par nier, menacée d'un examen médical, elle finit par avouer qu'elle est la maîtresse de l'instituteur, qui nie à nouveau cette accusation.
Mais la petite Josette prétend à son tour que l'instituteur se montrait entreprenant avec elle. Doucet est arrêté et emprisonné. Sa femme de son côté mène sa propre enquête. Des contradictions se font jour. Hélène avoue qu'elle est la maîtresse d'un ouvrier de son père. Josette est convaincue' de mensonge.
Catherine s'effondrera au moment de la reconstitution du soi-disant viol. L'instituteur est disculpé, il quittera néanmoins la ville avec sa femme.

8 FEMMES (HUIT FEMMES)
de François Ozon (2001)
avec Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Virginie Ledoyen, ...
LE SUJET
A l'approche de Noël, un meurtre a lieu dans une demeure isolée. Qui est coupable ? Peut-être l'une des huit femmes qui tournent autour de cette maison encerclée par la neige.
LA CRITIQUE
François Ozon réussit son coup avec un film gonflé et euphorisant, qui provoque une véritable jubilation du spectateur. Les séquences s'enchaînent comme dans une boîte à musique soigneusement huilée, servies par une distribution flamboyante et un travail de technique en tous points remarquable.


François Ozon a réuni la plus éblouissante brochette de comédiennes que le cinéma français ait connue depuis longtemps.
Parmi les aphorismes godardiens, nul n'a oublié le " Une femme est une femme ", qui appelait en réplique : " Non, une femme est infâme. " Alors, quand elles sont huit... Tel est bien le sujet, les femmes, les femmes entre elles, si l'on peut maintenant piquer un titre à Antonioni. John Ford en avait sept dans Frontière chinoise (en anglais Seven Women), George Cukor, en 1939, les mobilisait toutes dans Women, bijou à la distribution exclusivement féminine : Norma Shearer, Joan Crawford, Rosalind Russell, Paulette Godard, Joan Fontaine... et tant d'autres. François Ozon, en cinéphile averti, s'est souvenu de Cukor en réunissant la plus éblouissante brochette de comédiennes que le cinéma français ait connue depuis la Ronde, d'Ophuls. Encore chez Ophuls étaient-elles opposées à autant d'hommes. Chez Ozon, aucun mâle n'est là pour faire diversion, hormis un, occis par l'une d'entre elles, dont le cadavre gît dans sa chambre, à l'étage.

Qui a fait le coup ? On aura reconnu la question qui structure toute enquête policière, sinon qu'ici - nous ne sommes pas chez Agatha Christie - point de miss Marple pour sortir le coupable du chapeau. Le décor est le même, une villa cossue où une bourgeoisie apparemment sûre d'elle prend ses aises, huis clos théâtral que des artifices permettent de couper du monde : la neige est tombée en abondance ; le téléphone est mort, pas de vieillesse on le devine. L'époque, les années cinquante, rappelle celle où Hercule Poirot faisait travailler " ses petites cellules grises ". On n'imagine pas l'assassin ailleurs que dans la pièce. Unique différence, mais essentielle, ce sont ces femmes en personne qui vont se soupçonner, s'accuser, se justifier sans convaincre, relancer la défiance, porter des piques, planter les banderilles et donner l'estocade pour permettre à la vérité d'émerger éventuellement enfin. " Familles, je vous hais ", disait Gide. Robert Thomas, auteur de la pièce quasi oubliée des années soixante dont est tiré le film, a bien lu son Gide, à moins que ce ne soit le Mauriac de Noud de vipères.

Alors, le spectateur n'a plus qu'à faire son choix au jeu de massacre de la vie. Qui a tué ? Mamy (Danielle Darrieux), la gentille grand-mère pas si dévouée qu'elle en a l'air ? Sa fille Augustine (Isabelle Huppert), vieille fille qui en a gros sur la patate ? Son autre fille Gaby (Catherine Deneuve), une peste avec sa sour qui le lui rend bien et par ailleurs veuve du défunt ? Une des deux filles de Gaby, Suzon (Virginie Ledoyen), l'aînée, ou Catherine (Ludivine Sagnier), la cadette ? Pierrette (Fanny Ardent), sour de la victime ? Madame Chanel (Firmine Richard), la fidèle domestique qui a élevé les enfants au point de faire presque partie de la famille ? Ou encore la nouvelle bonne, Louise (Emmanuelle Béart) ? Inutile de comparer les degrés de motivation et les mobiles possibles. Chacun sait que l'équilibre du suspens impose de traiter tout le monde sur un pied d'égalité et que l'absence de motif finit par en devenir un.

Faute d'être plus intelligent que le film, il ne reste donc qu'à l'admirer, chose faite dès le générique. Tel les bons restaurants, où il suffit de humer une fois la porte passée pour savoir qu'on va se régaler alors que rien n'a encore rejoint l'assiette, 8 Femmes impose d'emblée sa perfection. C'est d'abord celle d'un texte féroce où la vacherie fait constamment mouche, nouant serrés les rapports entre les personnages dans un jeu constant de retournements d'alliances dont on vanterait la progression dramatique si nous n'étions dans la comédie la plus rapide qu'on ait vue depuis longtemps, où l'unique arme du rire est la réplique assassine. C'est ensuite une remarquable définition des personnages. Chacun est connoté, par une fleur au générique, par un rôle fétiche de l'histoire du cinéma (pour la plus évidente, Emmanuelle Béart est Célestine du Journal d'une femme de chambre, version Bunuel), par une chanson, chacune des huit y allant de son couplet d'époque dans sa scène privilégiée, suivant le principe d'On connaît la chanson mais en tenant le rôle. La belle idée suivante est le choix des années cinquante. On en a déjà dit les vertus littéraires. Ajoutons qu'il a permis un incroyable travail de couleur qui est à la fois le fruit du décorateur, du costumier et du chef opérateur tant est évidente la volonté de retrouver les densités des films hollywoodiens d'époque, quand les pellicules étaient peu sensibles et qu'il fallait des tonnes de lumière pour éclairer la scène. Que se passe-t-il ensuite ? Superbement habillées, coiffées et maquillées - autre avantage d'un temps reculé -, magnifiquement photographiées et dirigées, disposant d'un dialogue étincelant, les comédiennes s'éclatent. On les savait individuellement capables de se surpasser. Collectivement, elles sont encore mieux. Voilà, 8 Femmes est tout simplement un grand moment de bonheur. François Ozon nous donne enfin le chef-d'ouvre qu'il nous promettait depuis longtemps.




LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS
De FRED ZINNEMANN avec THOMAS MITCHELL, LLOYD BRIDGES, GRACE KELLY, GARY COOPER
LE SUJET
Le jour de son mariage, le shériff Kane apprend que Miller, un homme qu'il a envoyé en prison, arrive par le prochain train pour le tuer. Sa femme tente de le dissuader de se battre mais Kane décide d'attendre Miller. Les habitants du village l'abandonnent. A l'arrivée du train, Miller et ses hommes descendent et l'attaque commence...
LA CRITIQUE
Fred Zinnemann a déclaré que "High Noon" était un film "politique" qui faisait allusion à la peur qui régnait à Hollywood lorsque la Commission des activités anti-américaines prit pour cible la ville du cinéma. Lorsque lui même fut convoqué, ses amis se détournèrent de lui comme, dans le film.
Il remporta un succès mérité avec ce
western où la règle des trois unités était un peu artificiellement appliquée.
La chanson écrite par Dimitri Tiomkin et Ned Washington, interprétée par Tex Ritter, qui commence par "Si toi aussi tu m'abandonnes..." a contribué au succès de ce film.



THE KID
Réalisation : Charles Chaplin, avec Charlie Chaplin, Jackie Coogan, Edna Purviance, Carl Miller...
LE SUJET
Charlot, pauvre vitrier, recueille et élève un enfant abandonné par sa mère, victime d'un séducteur. Le petit garçon casse des carreaux pour aider son père adoptif, qui l'arrache à des dames patronesses, puis le rend à sa mère, devenue riche.
LA CRITIQUE
Le premier long métrage de Chaplin (80 minutes) est un drame autant qu'une comédie. Le décor de la chambre où vit Charlot reconstitue celle où le petit Charles Chaplin vécut enfant. Inquiet de la fortune de son premier long métrage (forme très difficile pour un comique), Chaplin alla le présenter en Europe. Il triompha dans le monde entier.

ET L'EXTRA TERRESTRE
De STEVEN SPIELBERG avec PETER COYOTE, ROBERT MAC NAUGHTON, DEE WALLACE, HENRY THOMAS
LE SUJET
D'une petite navette spatiale, qui se pose au milieu d'une clairière en bordure de Los Angeles, descend un groupe d'extra-terrestres, envoyés sur terre. L'un d'eux est oublié au moment du départ et se retrouve seul sur cette planète qu'il ne connaît pas. Il va rencontrer un petit garçon et vivre une fabuleuse amitié...
LA CRITIQUE
Préparez-vos mouchoirs, enlevez vos lentilles, les larmes vont être chaudes. Car malgré ses vingt ans, le lutin de l’espace n’a rien perdu de son effet lacrymal. E.T. est un conte des temps modernes, et en tout bon conte, il n’a pas pris une ride. Et pourtant, l’histoire est vieille comme... la bible. D’ailleurs, c’est fou, quand on y pense, ce que les aventures du petit troll peuvent avoir en commun avec les évangiles. Il descend sur Terre, a le don de rendre la vie (aux fleurs), souffre pour les autres, meurt et ressuscite et la mère d’Elliot s’appelle Mary. Quant à l’affiche, elle parle d’elle-même : "La Genèse" de Michel-Ange n’est pas loin. Pour ses 20 ans, Spielberg offre aux fans passés et futurs un petit cadeau : une scène inédite dans la salle de bains et quelques expressions sur le visage de son héros. A grands coups d’ordinateur, on a nettoyé l’image et le son, refait les mimiques d’E.T. et transformé de méchants pistolets en simples talkies-walkies. Le lifting vaut le coup d’œil et la réplique culte "E.T. téléphone maison" fait toujours son petit effet ! Et puis franchement, quel bonheur de voir Drew Barrymore haute comme trois pommes jouer à la poupée avec un extra-terrestre.
(Xavier Pichard) M.Cinéma


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