PCF/EVRY le journal du cinéma
CINEMA - KIRIKOU
 



Les noces funèbres






Le jour d'après




L'auberge espagnole






 
KIRIKOU ET LES BETES SAUVAGES
Le grand-père, trônant dans sa grotte bleue, explique: "L'histoire de Kirikou Et La Sorciere était trop courte. On n'a pas eu le temps de rapporter tout ce que l'enfant Kirikou avait accompli. Et il a vraiment accompli de belles et bonnes actions, qu'il ne faudrait pas oublier. Alors, je vous les raconte."
Et il nous dit comment l'inventif Kirikou est devenu jardinier, et détective, et potier, et marchand, et voyageur, et médecin, toujours le plus petit et le plus vaillant des héros.
Le grand retour de l'enfant Kirikou
Animation. Le succès mondial du premier film appelait une suite. Cette fois, ses auteurs, Michel Ocelot et Bénédicte Galup, font affronter à leur personnage les animaux sauvages de la forêt.
Kirikou et les Bêtes sauvages, de Michel Ocelot et Bénédicte Galup, France, 1 h 15.

Comme le dit Michel Ocelot : " Je n'avais pas l'intention de faire un deuxième Kirikou. Mais l'enfant Kirikou ne m'a pas demandé mon avis, il s'est imposé, et je ne faisais pas le poids. " Et pour cause ! Jamais depuis le Roi et l'Oiseau dans l'histoire de l'animation française (malgré des films aussi formidables que les Triplettes de Belleville), on n'avait connu un tel succès franchissant les frontières, les sexes et les tranches d'âge.
Comme si, à travers Kirikou, jeunes et vieux, hommes et femmes, Blancs et Noirs retrouvaient leur unité dans une innocence originelle. Il fallait donc retrouver cet état de grâce ou, comme le dit encore Michel Ocelot : " Ce n'est pas une suite à l'histoire de Kirikou et la Sorcière, où le héros est devenu un homme. Le Kirikou qui est resté dans les mémoires (du public et de moi-même), c'est le petit enfant, nu, décidé, éveillé, astucieux et généreux. Il s'agissait de faire revivre des pans de sa vie qu'on n'avait pas eu le temps de raconter. "

Cette idée est d'emblée reprise par la voix off de début du narrateur qui annonce : " L'histoire de Kirikou et la Sorcière était trop courte. On n'a pas eu le temps de rapporter tout ce que l'enfant Kirikou avait accompli et il a vraiment accompli de belles et bonnes actions qu'il ne - faudrait pas oublier.
Alors, je vais les raconter. " Nous sommes donc aux antipodes de Harry Potter et de ces sagas où le développement de l'intrigue repose sur une progression temporelle, donc initiatique. Ici, comme chez Tintin ou Astérix, on prend le même et on brode, personne ne s'en plaindra.

La première histoire se passe à l'époque où le petit Kirikou risque sa vie pour ramener l'eau au village.
Ensuite, le potager est ravagé par une hyène et tous deviennent potier, ce qui aurait des conséquences tragiques car la méchante sorcière et ses fétiches, tout droit sortis de Mad Max ou de la Guerre des étoiles, veillent. Il y a ensuite les buffles, une girafe, Afrique oblige, et une bière empoisonnée qui met toutes les femmes du village sur les genoux à la case, épisode jubilatoire féministe qui, si Kirikou n'était là pour sauver son monde, obligerait le vieil acariâtre de service à se mettre au linge et à la cuisine.

Comme dans le film précédent qui a tant plu l'animation relève d'une technique simple, presque primitive au premier regard, détachant les personnages sur un décor - stylisé affiché dans les scènes de village, laissant place à une luxuriance venue du douanier Rousseau dès que nous sommes à l'extérieur.
La bande-son permet au gratin de la chanson et de la musique africaine de se faire - entendre, Manu Dibango, - Rokia Traoré et Youssou N'Dour en tête. Même s'il manque le charme des premières fois, qui avait permis à Kirikou et la Sorcière d'être primé dans quelque vingt-cinq festivals, il y a là un spectacle pouvant enchanter les grands tout en étant accessible aux plus petits.
Jean Roy, l'Humanité
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