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le film-la critique-Tim Burton-la fabrication du chocolat

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CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE
Comédie fantastique de Tim Burton
avec Johnny Depp, Annasophia Robb, Freddie Highmore, Helena Bonham Carter, Christopher Lee.
LE SUJET
Le film nous raconte l'histoire de Willy Wonka, un chocolatier excentrique et de Charlie, un petit garçon issu d'une famille pauvre, vivant tout près de l'extraordinaire fabrique de bonbons.
Séparé depuis fort longtemps de
sa famille, Wonka lance une gigantesque loterie. Cinq enfants chanceux, dont le héros Charlie, remportent le concours en découvrant un ticket d'or dans leur barre de chocolat Wonka.
Le prix est une inoubliable visite guidée de la légendaire Chocolaterie et de ses machineries, que personne au monde n'a pu approcher en près de quinze ans. Ebloui par le monde qui s'offre à ses yeux et à son imagination, Charlie ira de surprise en surprise au cours de sa plongée dans le mode incroyable de Willy Wonka...

Soutenu par une technique de pointe, le toujours original Tim Burton rassemble tout ce qui nous faIt rêver, dans des décors extraordinaires , des couleurs éclatantes...tous les acteurs s'allient pour créer un moment de joie et déblouissement pour tous les publics.




LA CRITIQUE

Tim Burton reste en tous point fidèle à la trame de ce conte de Roald Dahl, qui a déjà enchanté au moins deux générations.
Fidèle aussi à l’esprit qui en fait le charme et donne autant de plaisir aux petites oreilles qui reçoivent le récit qu’aux grandes personnes plongées dans sa lecture. Chez Charlie, petit garçon « ordinaire », l’amour déborde des murs délabrés, emplit les bols et les coeurs.

Willy Wonka, qui effraye sur les bords par son étrangeté, se montre dans la réalité de ses failles et le souffle extraordinaire de sa créativité d’une ambivalence propice à faire vibrer les imaginaires enfantins à la manière d’un Edward aux mains d’argent du même cinéaste. Le jeu des acteurs de Tim Burton est à cet égard exemplaire, d’un bout à l’autre de la distribution.
Les quatre petits monstres qui accompagnent Charlie sont insupportables à souhait. Surtout, l’éventail des égoïsmes de leurs parents crève l’écran en bulles de médiocrité enrobées d’humour noir.

Tim Burton a toujours excellé dans ces dosages qu’il manie à l’envi, capable de réinventer toutes les sensations d’une fête foraine à partir d’un écheveau de guimauve et d’une moustache de tigre. Là, on imagine. Ou plutôt non.
Mers de chocolat, jonque de sucre filé à tête de dragon, pelouses comestibles, vrais écureuils trieurs de noix, vrais faux Oompa-Loompas, créatures minuscules et enjouées (toutes interprétées par le seul Deep Roy), que Willy Wonka a ramenés de l’un de ses périples chocolatiers alors qu’ils crevaient de faim faute de leur cacao nourricier. Partout, des machines extraordinaires inventent les confiseries les plus folles du futur.
Entre Charlie et l’inventeur poète se tisse une communauté d’émerveillement qui permettra à Wonka d’affronter des tourments très anciens et au petit garçon, accroché à la main de son grand-papa Joe (David Kelly), de recevoir la plus précieuse des récompenses en honneur de la simplicité de son coeur. Sans qu’un berlingot de niaiserie ne grippe la féerie. Elle est, chez Tim Burton, d’une ampleur inégalée dans ce registre du conte « pour enfants », mais rappelle ce qui se jouait déjà en finesse dans l’Étrange Noël de monsieur Jack.

On parle beaucoup à propos du film des prouesses techniques et performances d’effets spéciaux. On dénombre à la virgule plans virtuels, multiplications d’images et infographies.
La chocolaterie automatisée de Tim Burton, qui nous transporte d’emblée au rythme de ses robots, doit pourtant plus à Fritz Lang qu’à Spielberg. Et on connaît certaines débauches d’effets qui ne nous transbordent que de notre fauteuil à la sortie. Là, nous sommes à chaque seconde happés dans la spirale du fantastique le plus généreux ; Tim Burton, grande magie.


Dominique Widemann ( L'humanité du 13 juillet 2005)






TIM BURTON

Né le 25 Aout 1958 à Burbank, en Californie, Tim Burton suit des cours d'animation au California Institute of the Arts avant d'entrer aux Studios Disney.
Après des études à la California Institute of the Arts, Tim Burton débute chez Disney dans les années 70, collaborant à l'animation de plusieurs dessins animés, dont Rox et Rouky.

Après cette expérience, il débute dans la réalisation avec deux courts métrages, l'un d'animation (Vincent; 1982), l'autre de facture classique, Frankenweenie (1984), parodie revendiquée de Frankenstein et des films de la firme Hammer.

En 1985, Tim Burton réalise son premier long métrage, Pee Wee Big Adventure, qui plante déjà les bases d'un univers très personnel, où le fantastique le dispute à l'onirisme. Trois ans plus tard, il se révèle au grand public avec la comédie Beetlejuice, fable fantastico-macabre dans laquelle Michael Keaton incarne un "bio-exorciste" totalement déjanté. Il retrouvera le comédien pour Batman (1988) et Batman, le défi (1991), le glissant sous le costume du célèbre homme chauve-souris et démontrant par la-même que son génie créatif peut aussi s'exprimer sur des films dits "de commande".

Fidèle en amitiés professionnelles, Burton entame en 1990, par la romance fantastique Edward aux mains d'argent, une fructueuse collaboration avec Johnny Depp.
Après avoir donné au comédien le rôle d'une invention humaine pourvue d'un coeur et de lames de métal en guise de doigts, le cinéaste ne cessera de lui offrir des prestations fortes et originales.
Ainsi, Johnny Depp se glisse sous les traits du réalisateur de sériez Z Ed Wood (1994), fait tout pour percer le mystère d'un cavalier sans tête dans Sleepy Hollow (1999) et campe un inquiétant chocolatier dans Charlie et la chocolaterie (2005), adapté du livre pour enfants de Roald Dahl.

Tim Burton parvient parfois à s'affranchir du fantastique pur et d'un cinéma très personnel bâti au fil des ans. Il emprunte ainsi un ton plus parodique avec Mars Attacks! (1996), qui narre une invasion extra-terrestre aussi tragique que délirante, se penche sur l'exercice du remake avec La Planète des singes (2001), ou abandonne même toute excentricité avec la fable douce-amère Big fish (2003).

Considéré comme l'un des cinéastes les plus inventifs de sa génération, Tim Burton est également un producteur avisé, notamment dans le domaine du film d'animation fantastique (James et la pêche géante, L' Etrange Noël de M. Jack, Les Noces funèbres).






Le thème central du film tourne autour d'une usine de fabrication du chocolat.
Du rêve à la réalité.

LA FABRICATION DU CHOCOLAT

Le chocolat est un mélange de masse de cacao, de sucre, de beurre de cacao et éventuellement de lait. Le pourcentage de chaque élément dépend de la variété et du type de chocolat à obtenir.

La masse de cacao est mélangée aux autres matières premières (sucre et éventuellement produits laitiers) dans un pétrin muni de meules de granit. La composition est malaxée jusqu'à devenir une pâte homogène.

Pour diminuer la granulométrie jusqu'à un niveau non perceptible à la dégustation, les particules solides doivent être réduites à 15-25 microns. La pâte passe donc dans des broyeuses affineuses (laminoirs composés de cylindres dont les vitesses de rotation vont croissant) et est soumise à une pression de 30 bars. Cette opération permet d'obtenir un mélange absolument homogène et une granulation très fine : LE CONCHAGE.

Cette opération est essentielle pour donner au chocolat toute sa finesse et son onctuosité puisqu'elle permet une homogénéisation du produit et un développement de son arôme. Il existe deux types de conches : Les conches de premières génération sont des bassins allongés groupés par batteries de 4. A l'intérieur, des rouleaux malaxent la pâte dans un mouvement de va et vient, ce qui favorise le développement de l'arôme ainsi que l'élimination des derniers acides volatils.Les conches plus modernes sont des appareils munis de rotors ayant un mouvement circulaire et dans lesquels le chocolat subit une agitation constante et soutenue.Le conchage dure de 12 à 48 heures selon le résultat désiré. C'est une opération qui se Décompose en deux temps :
1. - Le conchage à sec : les particules broyées les moins lubrifiées subissent d'importantes frictions, ce qui provoque un échauffement. Cette opération est importante pour la qualité de viscosité de la masse.
2. - Le conchage liquide : on ajoute à la masse du beurre de cacao tout au long du cycle. Le chocolat sera ainsi plus onctueux. Le travail de la conche provoque une élévation de la température. Afin de la maintenir constante, de l'eau froide circule dans la double enveloppe de la conche. La durée du conchage a une grosse influence sur le velouté et le moelleux du chocolat.

LES MILLE VERTUS DU CHOCOLAT
Il est énergétique et reconstituant.

Il est riche en magnésium et apporte du fer.

Il a des propriétés toniques et stimulantes.

Il est anti-dépresseur.

Il participe à l'élimination de cholestérol et, est un puissant protecteur des dommages oxydatifs (vieillissement).










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