pcf/Evry, libre exprssion
AVEC JOSE BOVÉ
COMME UN CHIEN
José Bové a été arrêté, dimanche 22 Juin 2003 à l'aube, dans sa bergerie du Larzac, avant de rejoindre la maison d'arrêt de Villeneuve-lés-Maguelone (Hérault) près de Montpellier, où il doit purger une peine de prison ferme de dix mois pour des destructions de plants d'OGM.
Vers 6H00, les gendarmes ont enfoncé la porte du porte-parole de la Confédération paysanne qui a été interpellé sans résistance, puis aussitôt transféré en hélicoptère dans l'établissement pénitentiaire héraultais, placé sous la surveillance d'un cordon de CRS.
"On l'a cueilli dans son sommeil. Ca l'a surpris. Il n'avait pas l'air triomphant", a confié un gendarme à l'AFP. Selon un gardien de prison, le personnel de la maison d'arrêt lui-même ne s'attendait pas à une incarcération ce dimanche.

Choqué par cette "opération commando", son avocat Me François Roux a annoncé qu'il porterait plainte pour "violation de domicile", jugeant "incompréhensible un tel déploiement de forces pour un militant non violent qui avait toujours dit qu'il ne s'échapperait pas".
"On a forcé sa porte. Il a été embarqué comme un malfrat, sans avoir le temps de prendre ses affaires personnelles - même pas sa brosse à dents! - alors qu'il va passer dix mois en prison", a déclaré l'avocat, qui s'est vu refuser l'accès à la maison d'arrêt.
La Confédération paysanne a appellé les opposants aux organismes génétiquement modifiés à "manifester bruyamment devant toutes les prisons de France et dans les champs où se déroulent des essais OGM". "On attend que la France bouge", a lancé Dominique Soullier, responsable du syndicat pour l'Hérault.

Les partis de gauche ont réagi à cette incarcération. Julien Dray, porte-parole du PS, a jugé que "le gouvernement choisit l'affrontement plutôt que l'apaisement" tandis qu'Yves Contassot, un des porte-parole des Verts, a dénoncé "la méthode" employée, la qualifiant de "disproportionnée". Pour le PCF, Alain Bocquet, président du groupe communiste à l'Assemblée nationale a qualifié de "honteuse" cette l'arrestation et dénoncé la "criminalisation des militants et des syndicalistes".
contre la répression qui le frappe

La nouvelle sanction de prison ferme, qui frappe José Bové, est une injustice inacceptable. Cumulée au sursis précédent, il devra effectuer 10 mois de prison ferme.
Qu’a-t-il fait ? Par un acte symbolique, il a tenté d’attirer l’attention des citoyens et des autorités sur un risque majeur encouru par l’humanité, celui des produits transgéniques. Aucun débat public n’a vraiment eu lieu sur cette question qui reste donc en suspens.

Les hommes et les femmes de ce pays doivent pouvoir décider en conscience de leur avenir commun. Dans ce domaine, c’est loin d’être le cas.

Faire obstacle, ensemble, à ce glissement dangereux vers la criminalisation de l’action syndicale José Bové est un responsable syndical, son action était une action syndicale.

D’autres que José Bové, militants syndicaux également, ont aujourd’hui à subir des traitements de cette nature.

La criminalisation de l’action syndicale et des activités militantes est une grave dérive antidémocratique.

Loin de régler les problèmes, elle les étouffe.
Il est honteux de s’en prendre à la dignité d’hommes et de femmes généreux, de ne considérer les rapports sociaux que sous l’angle de la répression, et de vouloir bâillonner la résistance.

Nous nous opposons à ce que la condamnation qui frappe José Bové soit exécutée


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