Joséphine BAKER
cliquez pour accéder au magazine E-Mosaïque de ce mois
JOSEPHINE BAKER
 



Joséphine Baker
Première star noire de l'histoire


CHANSONS.
J'ai deux amours
(1930).
Paroles : Géo Keger et Henri Varna.
Musique : Vincent Scotto

La petite tonkinoise (1930).
Paroles : Georges Villard,
adaptées par H. Christiné.
Musique de Vincent Scotto.
Reprise d'une chanson de Polin
(1906)

C'est lui
(1934, tiré du film "Zouzou")

Haïti
(1934, tiré du film "Zouzou")

Sous le ciel d'Afrique
(1935, d'A. de Badet-Dallin,
tiré du film "Princesse Tam Tam"),
avec les Comedian harmonists.

et aussi :
Dis-moi Joséphine
(Bela - Lelievre
- Varna - Marc Cab),
Chant d'amour de Tahiti,
Doudou, Mon coeur est un oiseau des îles,
Nuit d'Alger, Sans amour...




FILMOGRAPHIE

Die Frauen von
Folies Bergères
(Joe Francis & Max Obal, 1927)

La revue des revues
(Joé Francis, 1927)

La sirène des tropiques
(Henri Etiévant et Mario Nalpas, 1927)

Le pompier des Folies Bergère (1928)

La folie du jour
(Joe Francis, 1929)

Zouzou
(Marc Allégret, 1934)

Princesse Tam Tam
(Edmond T. Gréville , 1935)

Moulin Rouge
(Yves Mirande, 1940)

Fausse alerte (
Jacques de Baroncelli ,
1940 et 1945)... Zazou Clairon

An Jedem Finger Zehn
(Erik Ode, 1954)

Carosello del varietà
(Aldo Bonaldi & Aldo Quinti, 1955)




SES DEBUTS

Willie Wells
1919-1920 (divorce)
Elle quitta le domicile familial
à 13 ans pour se marier
avec cet ouvrier fondeur et travailler comme serveuse. Leur union se termina
avec la bouteille
que Joséphine lui fracassa sur la tête

William Howard Baker
1921-1923 (divorce)
Suivant dans le Nord des Etats-Unis
la troupe des "Dixie Steppers"
elle épousa William Baker
garçon chez Pullman
à Philadelphie

Elle le quitta
pour partir à Paris,
conservant son nom qui passa
ainsi à la postérité.

pour donner votre avis




le plan du site








 
Introduction- Biographie - La résistante -- Un personnage attachant

Joséphine Baker, extravagante beauté noire

"Puisque je personnifie la sauvage sur scène, j'essaie d'être civilisée dans la vie"

On ne sortait pas du mythe du bon sauvage, Jospéhine en avait conscience et a su s'en servir pour construire sa carrière et aller plus loin : elle avait la voix blanche, elle voulait se faire blanche, elle dansait comme son instinct le lui disait et surtout elle n'hésitait pas à ne porter qu'un ceinture de banane.
Mais ce que l'on peut ne pas savoir, c'est qu'elle participa à la guerre et fut décorée pour cela : elle transportait entre autre des informations dans ses partitions...
Elle décida de mettre l'accent sur son prénom, fier qu'elle était d'apartenir au peuple français.
Elle milita toute sa vie pour la compréhension entre les peuples : et son village des enfants en témoigne. Elle adopta 15 enfants de toutes les couleurs, à s'en ruiner...

BAKER, Josephine (1906-1975)
Artiste de music hall, née à St-Louis, Missouri
Danseuse et chanteuse d'origine américaine, elle a passé la majeure partie de sa vie en France. De son vrai nom, Freda Joséphine McDonald, cette artiste est née à St-Louis dans le Missouri et a passé sa jeunesse dans les quartiers pauvres de la ville. Après avoir rejoint une troupe itinérante de théâtre, elle part à Paris où elle danse dans "La Revue Nègre".
Très vite remarquée, elle obtient un contrat aux Folies Bergères et remporte un triomphe avec sa "danse sauvage" et sa fameuse jupe faite de bananes.
Naturalisée française en 1937, elle se retire dans le Sud-Ouest de la France, entourée de ses douze enfants adoptés. Le 11 avril 1975, elle recevra des funérailles solennelles à l'Eglise de la Madeleine. Des centaines de couronnes de fleurs seront ensuite dispersées dans toute la capitale et déposées sur les monuments aux morts de la Seconde Guerre Mondiale.


Née à Saint-Louis dans la boucle du Mississippi en 1906, mal aimée par sa mère, abandonnée par son père, tous deux artistes en mal de reconnaissance, elle grandit dans les bas quartiers de Saint-Louis. A l'age de 13 ans, elle quitte le foyer familial et devient serveuse.
Par la suite, elle se joint à une troupe de jeune artiste, The Jones Family Bound, qui se produit au théâtre de Washington à Saint Louis. A 18 ans, elle monte à New-York, où elle participe à plusieurs productions dont les folies bergères et à la Revue Nègre.
Mais c'est à Paris que commence sa transformation. L'engouement de la capitale pour le jazz tombe à pique pour Joséphine.

Cette superbe danseuse de cabaret se fera connaître avec quelques bananes en guise de pagne. Paris fait un triomphe à la Revue Nègre et adopte la danseuse et ses danses venues de Caroline du Sud.

En 1925, Joséphine découvre l'Europe et Paris, un monde qui, s'il n'est pas exempt de racisme n'est pas soumis à la ségrégation. Très vite, elle va s'imposer dans la désormais mythique " Revue nègre " où ses " talents " feront scandale et succès. La première aura lieu le 2 octobre au Théâtre des Champs Elysées. Josephine, accompagnéepar un orchestre - où figure Sdney Bechet - se présente "vêtue" d'une ceinture de bananes autour de la taille et déchaîne l'enthousiasme par ses danses provoquantes.
Elle deviendra " la première star à se montrer presque nue ". Ses extravagances n'étaient pas réservées à la scène car, de caprices en crises d'hystérie ou d'abattement, Joséphine Baker multiplia les provocations (entre autres frasques, elle transforma une suite d'hôtel en cour de ferme où elle rassembla perroquet, perruches, lapin, serpent et un " porcelet tout rose du nom d'Albert ").
Cependant le Tout Paris des arts, des lettres et de la finance était à ses pieds (et parfois dans son lit !).
Georges Simenon fut son secrétaire et amant.

Elle posa pour les peintres Van Dongen, Foujita et Picasso. Elle interpréta des chansons qui demeurent dans l'histoire de la chanson française parmi lesquelles " La petite Tonkinoise " et " J'ai deux amours "...En 1930, elle fait une tournée en Europe et commence à jouer dans deux films, "Zouzou" et "Princesse Tamtam".

En 1935, elle retourne aux EU pour connaître le succès qu'elle a à Paris, mais le publique américain n'est pas prêt pour une artiste noire de ce style.
En 1937, elle épouse un français et devient citoyenne française. Durant la seconde guerre mondiale, elle s'engage dans la Résistance, puis s'investie en fervente défenderesse des droits civils. >Elle se marie de nouveau avec un français Jo Bouillon chef d'orchestre et se retire peu à peu de la scène.
Elle remplace ses activités artistiques par des préoccupations humanitaires dans le domaine de l'adoption des enfants orphelins qu'elle ramène en France après ses tournées mondiales.Les dernières années de sa vie, elle a du se battre pour faire face aux difficultés financières et à sa santé fragile.

Elle meurt en 1975, 4 jours après le début d'un spectacle s'inspirant de sa vie. Bien qu'elle ait du se battre toute sa vie contre les préjugés raciaux, elle vécut sa vie passionnément et fréquenta lors de sa carrière certaine célébrités telles que Grace Kelly, Maurice Chevalier, De Gaulle ou encore Castro.
JOSEPHINE RESISTANTE

Militante antiraciste et épouse d'un industriel juif, Jean Lion, recherchée par la Gestapo, Joséphine Baker refuse en 1940 de voir Paris sous la botte Nazi.
Elle refuse de chanter à Paris en présence des armées allemandes. Elle devient espionne, transmettant des renseignements stratégiques par le biais de ses partitions musicales à Londres.
Malgré cela à la libération la Légion d'honneur lui est refusée deux fois sans doute parce que la CIA l'accuse d'être communiste et d'être donc un agent soviétique.
Elle sera d'ailleurs pendant quelques années interdite de séjour aux Etats Unis.

Le combat qu'elle mène contre le racisme exapère le gouvernement américain. Dans ses discours elle dénonce sans arrêt la ségrégation raciale qui sévit aux Etats Unis, s'en prenant même directement au Président Eisenhower.
En réalité loin d'être antiaméricaine cette petite fille d'esclave, star de la France libre luttait simplement contre les discriminations raciales dans son pays natal et pour un monde plus juste.


UN PERSONNAGE ATTACHANT
Au delà de la part " spectaculaire " de son existence, Joséphine Baker s'est également illustrée par son courage durant la guerre -qui lui vaudra des funérailles militaires-, par ses prises de position et ses engagements militants en faveur des droits civils et de la communauté noire.
Plus que ses talents de chanteuse et de danseuse qui, selon les spécialistes, n'étaient pas exceptionnels, c'est sans doute sa " vitalité " et sa personnalité hors du commun qui font de cette femme une artiste au destin sans équivalent. Devenue le symbole d'un certaine libération féminine, sa vie peut être perçue comme une revanche, individuelle et collective, tout à la fois exceptionnelle et parfaitement représentative d'une époque.

L'AMOUR DE LA VIE
A la fin de sa vie, son combat fut celui de la famille qu'elle s'était constitué - parfois avec frénésie - en adoptant des enfants de multiples origines qu'elle avait rassemblés dans son château des Milandes, dans le Périgord.. Il s'agissait de sa "tribu arc-en-ciel" avec ses enfants blanc, noir, jaune, juif, musulman, chrétien, bouddhiste, etc.
Un exemple de tolérance, d'égalité et de fraternité dans une France qui a peur et qui doute aujourd'hui de ses propres enfants selon qu'ils sont pauvres, noirs, musulmans ou juifs.
C'est sans doute sa " vitalité " et sa personnalité hors du commun qui ont fait de cette femme une artiste au destin sans équivalent.


Google


Découvrez également la biographie de Joséphine BAKER avec le site "Je suis Mort"














NOMBRE DE VISITEURS ACTUELLEMENT
EN VISITE CE JOUR SUR CE SITE